COMMENT SAUVER QUELQU'UN QUI SE NOIE
Quant un malheureux sent qu'il va se noyer, il est difficile de lui persuader, môme par les plus éloquentes recommandations, de ne pas perdre la tête. S'il Ini reste pourtant quelque sang-froid, il faut lui crier de se tenir le plus tranquillement possible; si ses forces ne sont pas épuisées, on peut lui conseiller d'exécuter des mouvements semblables à ceux, qu'il ferait en montant un escalier sur les mains et sur les genoux, — ou de ^ mettre sur le dos et de remplir d'air sa poilrine.
Le nageur, avant de se jeter à l'eau, doit, s'il en a te temps, retirer au moins ses chaussures et une partie de ses vêtements, dont le poids ralentirait sa marche et gênerait sa liberté d'action. Si celui à qui il porte se* cours est déjà submergé, le nageur plonge, les yeux ouverts.
Malgré tout l'empressement que peut réclamer la situation, il faut se garder d'approcher du noyé de manière à risquer d'en être saisi par ia jambe, par le bras ou par le corps : le plus adroit et le plus vigoureux des nageurs succomberait avec lui. Il est égale-
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ment bon que le sauveteur évite d être vu du noyé, afin d'être plus sûr que, poussé par l'instinct de la conservation, celui-ci ne le saisira pas et ne l'entraînera pas avec lui à la mort. Avant de s'approcher du submergé, on doit examiner sa position et ses mouvements, passer derrière lui et profiter d'un moment favorable pour lui prendre les bras au-dessus des coudes. On nage alors vigoureusement avec les pieds, on le fait remonter à la surface, et on le pousse, sans aucun danger d'être saisi, vers le point d'atterrissement le plus voisin.
Si l'on est certain que le noyé a perdu l'usage de ses sens, on ne court aucun risque à le prendre par les cheveux et à le traîner ainsi sur le dos jusqu'au rivage.
On a cru longtemps que les noyés périssaient parce qu'ils avalaient trop d'eau ; et pour les rappeler à la la vie, on les traitait en conséquence. On sait aujourd'hui que la véritable cause de la mort des noyés est la suppression de la respiration, c'est-à-dire l'asphyxie.
La première chose à faire, après avoir retiré de l'eau un submergé sans connaissance, c*est de lui passer les doigts dans la bouche pour le débarrasser des glaires et autres corps qui pourraient s'y être introduits. On le transporte ensuite, le plus doucement possible, sur une table où on le dépose, la tête relevée et le corps couché à droite. Puis on lui retire ses vêtements, en les coupant si c'est nécessaire, et, sans perdre de temps, on le frictionne sur tous les membres et sur la poitrine. Si les frictions ne suffisent pas à ranimer le submergé, il faut recourir à l'insufflation pulmonaire, c'est-à-dire lui introduire de l'air dans la poitrine, soit à l'aide d'un tube quelconque, soit directement en soufflant dans la bouche ou dans le nez*
LES EXERCICES DU G ;xisL(! daulres moyens de sai peuvent guère, vu leur cum| ]ue dans des établissements s ite, que les instructions préc . que le succès ne suive pas le noyé peut être rappelé à la v ation et la circulation parais:
cessé ; on revient presque toujours d'une immertie cinq minutes. Les rapports des sociétés de rs aux noyés client des cas où des individus ont ssiiscités — c'est bien le mot — après être restés nto-cinq minutes sous l'eau.