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LE TIR

Comme le pistolet, la carabine de tir est toujours rayée ; elle se charge également par le canon et par la culasse. Elle demande, pour comporter une précision satisfaisante, à être fabriquée avec les soins les plus minutieux.

Pour tirer h la carabine, on commence par calculer aussi exactement que possible la distance à laquelle se trouve le but, afin de régler la quantité de poudre nécessaire à la charge. Pour viser, on se campe solidement sur les jambes légèrement écartées et on épaule Tarme de la façon la plus propre à lui donner de la stabilité ; cette façon varie suivant les tireurs, chacun adopte celle qui lui convient le mieux. On emplit ses poumons d'air par une forte inspiration, et quand le but, le guidon et rœil sont exactement en ligne droite, on reste absolument immobile et on presse lentement et progressivement la détente avec l'index jusqu'à ce que le coup parte.

Il importe que l'arme ne penche ni à droite ni à gauche, car alors la ligne de mire et l'axe du canon ne se trouveraientplus sur un même plan vertical et la balle serait projetée de côté. Pour éviter cet écueil, on adapte sur beaucoup de carabines un niveau à plomb que l'on fixe au-dessus de l'alidade. L'œil regarde le guidon à travers le cran fait à l'alidade et l'on tâche de couvrir avec ce guidon l'objet qu'il s'agit d'atteindre.

111. Le tir au pigeon, — C'est au commencement de notre siècle que le tir au pigeon a été créé. A peine né en Angleterre, il figura, après le blocus continental, parmi les plaisirs que le monde brillant recherchait alors pour s'indemniser des longues périodes d'anxiété qu'on venait de traverser.

. LES EXERC : ligne circulait :s unes des aui Ds chacune d'e :s sont attachée

iennent aboutir k un centre que l'on appelle poste est l'endroit où se tient le tireur, armé ibine de précision.

eau de cordes est remis à une personne spédésignée, qui se place derrière le sportsman, nt les cordes dans tel ordre qu'il lui plait de lit tomber successivement les trappes des î pigeons s'envolent dès que la trappe de leur »e;il s'agit de les viser vite, et le succès est lus incertain que l'on ne peut prévoir de quel jp sera offert.

Itat de chaque coup, bon ou mauvais, est aolaute et intelligible voix par un marqueur.

cela se faisait invariablement en anglais, par mots down (tué) et missed (manqué). Aujourormule est française, mais on a conservé le 'l (lirez) par lequel on prévient que l'on est

ite k l'intérieur de laquelle le pigeon doit t circonscrite ; tout volatile tué hors de cette st considéré comme manqué, lier tir au pigeon que connurent les Parisiens en 183i, par Bryon, dans les jardins depuis 1 disparus de Tivoli. Actuellement, le seul e une mention se trouve au bois de Bou-

Monaco que se réunissent, en hiver, pour y abileté, les amateurs du tir au pigeon qui se

aime dans ce genre de sport. Toutes les I rencontrent sur la plage ensoleillée où e n'est jamais inclémente, et des tournois

CHAPITB

hasse est un des plus anciens exercices- Les les poètes qui nous peignent l'homme réuni en LU, avant de le représenter en société, lui meti armes à la main et ne lui supposent pas d'auupation journalière. C'est encore celle de la .des tribus sauvages.

les temps les plus reculés, une grande conwn s'attachait aux chasseurs célèbres. Nemrod devant le Seigneur, dit la Bible ; les plus nobles i d'Hercule furent ceux qu'il accomplit comme ir. Oppien d'Anazarbe fait honneur aux cende l'invention de la chasse et reconnaît Persée

le premier chasseur. « Porté, dit-il, sur les ipides dont ses pieds étaient armés, il saisissait

mains les lièvres, les chèvres sauvages, les égers, les oryx; il arrêtait les cerfs mêmes par

orgueilleux qui couronne leur tète. » Castor

l'art de poursuivre à cheval les animaux sauarmé d'un javelot, il les attaquait sur son cour- ; Lacédémonien Pollux, fils de Jupiter, fut le r qui employa les chiens & la chasse. Hippolyte

LA CHASSE. n

enseigna l'art de tendre des toiles et des rets. Atalante inventa les flèches. Orion imagina les traquenards nocturnes.

Les Grecs étaient passionnés pour la chasse ; le traité de Xénophon sur cette matière montre à quel point ils possédaient l'art de tuer le gibier. La chasse qu'ils affectionnaient surtout était celle du lion, du sanglier et du cerf. La façon dont ils s'emparaient des lions est curieuse. On commençait par aller reconnaître les endroits où se trouvaient situées les cavernes; et lorsqu'on avait découvert les traces des pattes d'un lion, on creusait une fosse circulaire large et profonde au milieu de laquelle on plantait un pilier élevé. Au sommet de ce pilier, on attachait un jeune agneau. Le tour extérieur de la fosse était environné d'un buisson destiné à dérober au lion la vue du piège. Les bêlements de l'agneau attiraient la bête fauve, qui s'élan* cait pour saisir sa proie et tombait dans la fosse. Les chasseurs, cachés dans le voisinage, accouraient à ses rugissements et descendaient dans le trou une cage solide suspendue à de fortes courroies, dans laquelle était un morceau de chair à demi rôtie. Le lion s'élan^ çait dans la cage et se trouvait pris.

Les Ethiopiens procédaient d'une façon plus rudimentaire. Ils se recouvraient entièrement de toisons de brebis et marchaient bravement à la rencontre du lion, protégés par des boucliers formés de branches d'osier fortenlent entrelacées et recouvertes de peaux de bœuf séchées au soleil. Dès que l'animal avait terrassé un des chasseurs, les autres le frappaient jusqu'à c6 qu'il succombât sous leurs coups.

Les anciens organisaient dés chasses qui les entrai-

LES EXERCIC )rl loin de chez eu sse, sans entrer d lison.

rse, la passion de d'historiens. Dar jr son tombeau qi ■rre, il avait été h î, Cyrus avait i que quatre ville condition qu'elle Sous les Sassani oldats à la fois po proscrivait la cha^ Diane et ApoUo s. D'après Platon.

! des vertus militaires. Lycurgue la jugeait ii nécessaire pour aguerrir les Lacédémoniens er aux exercices de la guerre, qu'il voulut que our, de grand matin, les jeunffs gens y fussent Les hommes faits et les magistrats eux-mèaient pratiquer ce sport de temps en temps.

Macédoniens, nul ne pouvait être admis aux publics qu'il n'eût au moins tué un sanglier fllets.

jmains chassèrent d'abord en poursuivant le ns ses retraites ; mais dans les derniers temps publique, ils eurent des parcs où l'on tenait !s des bêtes de toutes espèces. Paul-Émile nt à Scipion d'un magnilique équipage de

Sertorius, Jules César, Marc-Antoine, Cicéron, pratiqué la chasse; el Pline partageait son

LA CHASSE. Oo

temps entre elle et Tétude, comme il le dit lui-même dans une de ses lettres à Macer : « Quant à moi, je suis occupé à ma campagne de Tusculum à chasser et à étudier, quelquefois alternativement, quelquefois même simultanément ; et il me serait malaisé de décider lequel est le plus difficile, de bien chasser ou de bien écrire. » (Livre V, lettre xviii.)

L'usage d'entourer un terrain de filets pour y prendre le gibier était très commun à Rome. Cependant les Romains ne furent pas les promoteurs de cette coutume ; les bas-reliefs égyptiens, en effet, représentent souvent le gibier et les chasseurs enfermés sur un terrain environné de filets, et quelques-uns montrent des serviteurs occupés h dresser ces filets.

Chez les Romains, la chasse était libre, et tout citoyen avait le droit de poursuivre comme il l'entendait le gibier à plumes ou à poil. Il en était de même chez les Gaulois qui, avant l'invasion, consacraient à la chasse tous les loisirs de la paix. César raconte dans ses Commentaires qu'ils aimaient à braver les plus grands périls et à poursuivre les animaux les plus redoutables jusqu'au fond de leurs retraites. La jeunesse gauloise s'exerçait particulièrement à chasser l'urus, espèce de taureau sauvage, que sa force et sa férocité rendaient doublement dangereux. Lorsqu'un Gaulois était parvenu à s'emparer d'un urus, il l'abandonnait à ses serviteurs et gardait pour lui les cornes comme un trophée de sa victoire ; il les faisait cercler d'argent et s'en servait pour boire dans les festins solennels.

Chez les Francs, la chasse fut regardée comme un simulacre de la guerre et honorée comme un des exer-

cices les plus propres à former au maniement des armes. En temps de paix, les barons ne quittaient leur j.co'slume militaire que pour revêtir l'équipage de la chasse. Guerriers, jurisconsultes, prêtres, tout le monde se faisait gloire d'être chasseur, et chacun conservait avec orgueil les bois des cerfs, les défenses des sangliers et les dépouilles des autres animaux sauva-

La chasse chez les Francs.

ges qu'il avait tués. Les dames prenaient souvent une part active à. ce sport. Ni la fatigue, ni le danger ne les effrayaient; elles suivaient les chasseurs, les animant par leurs préférences et les récompensant par leurs éloges. Plus d'une fois elles disputèrent même eux plus intrépides veneurs la gloire de porter les premiers coups à la bête qu'on avait forcée.

La passion de la chasse était telle qu'elle exerçait son influence jusque sur la littérature. Les expressions, les images, les métaphores de presque toutes les com-

positions poétiques du temps étaient empruntées au langage du veneur ou du fauconnier. On en trouve des traces jusque dans les ouvrages de piété. Dans un livre intitulé la Forêt de la conscience, les péchés sont représentés par les bétes fauves, tandis que les arcs, les épieux et autres armes figurent les sacrements et les vertus théologales. Le vénerie et la fauconnerie avaient d'ailleurs trouvé un patron dans le ciel : saint

Conversion de saiut Hubert.

Hubert, chasseur intrépide et courtisan irréligieux, ayant aperçu dans la forêt des Ardennes un cerf qui portait un crucifix entre les andouillers de son bois, entendit en même temps une voix qui le menaçait des peines éternelles s'il ne se convertissait pas. Effrayé de cette apparition, il quitta la cour du roi d'Austrasie,

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entra dans les ordres e

Ses vertus et les miracli

mettre au rang des saints, et sa passion pour la chasse

le ût considérer comme le protecteur de ce noble

exercice.

Les chefs de la nation franque partageaient tout naturellement les goûts de leurs sujets ; la chasse fut la principale occupation des rois de la première race et l'histoire reconnaît Clovis, Thierry, Gontrand, Ghildéric et Ghildebert pour d'intrépides chasseurs- Le premier roi chrétien, Clovis, dut même à la chasse un de 863 grands succès militaires; tandis qu'il marchait contre le roi des Visigoths, il s'amusait à chasser, et, en forçant une biche, il découvrit un gué qu'il fit traverser à ses troupes, ce qui lui donna le moyen de surprendre l'ennemi et de gagner la halaille. Chilpéric ayant été poignardé au retour de la chasse et Childéric tué par un Seigneur rancunier pendant qu'il faisait une battue dans la foret de Livry, la passion cynégétique des rois de France se calma pour quelque temps; mais Ctiarlemagoe remit la chasse en honneur et s'y livra avec ardeur. 11 possédait des équipages d'une grande richesse, composés d'un nombre considérable de chiens, d'oiseaux et d'animaux de toute espèce. Louis le Débonnaire, Lothaire et Charles le Chauve furent d'intrépides chasseurs et leur goût pour la chasse fut naturellement partagé par les seigneurs de leur temps. Toutefois, deux accidents funestes eurent encore lieu : Carloman et Louis d'Outre-Mer furent mortellement blessés en chassant l'un le sanglier, l'autre le loup. Saint Louis partagea l'amaiif de ses devanciers pour la chasse ; c'est k lui

qu'on doit Tintroduction en France de chiens originaires de la Tartarie et propres à diverses sortes de chasse, dont la race est aujourd'hui connue sous le nom de griffons. Le roi Jean, prisonnier à Hereford, lisait des traités de vénerie et se faisait raconter des histoires de chasse pour adoucir les ennuis de sa captivité. Selon plusieurs écrivains dignes de crédit, Charles VI fonda l'ordre de Notre-Dame de TEspérance pour accomplir un vœu fait dans une forêt où il s'était égaré en poursuivant un cerf; il avait dans ses chenils des lions, des léopards. Louis XI, dans sa vieillesse, se donnait, à Plessis-les-Tours, la distraction de faire combattre des animaux. Du reste, lâchasse fut, pendant tout le moyen âge, un plaisir réservé aux nobles et aux grands, qui y consacraient des sommes énormes. Gasces de la Bigne, écrivain contemporain du roi Jean, estime à plus de vingt mille le nombre des chasseurs qui entretenaient des meutes. Les dépenses excessives que faisait pour la chasse la noblesse française firent dire à Louis XII que les grands seigneurs de son temps étaient, comme Actéon et Diomède, dévorés par leurs chiens et leurs chevaux, Saint Louis n'était pas seulement un grand chasseur ; il composa sur la chasse un poème didactique de six cents vers, où il donne de longs détails sur la manière de poursuivre et de forcer le cerf.

La chasse la plus noble — on l'appelait royale pour la distinguer de tout autre — était la chasse au cerf; venait ensuite la chasse au sanglier, la plus dangereuse et par cela même très recherchée par les seigneurs, qui combattaient l'animal avec l'épieu, arme difficile à manier. Le cerf se chassait en août, le san-

glier en septembre et les oiseaux de passage depuis le mois d'octobre jusqu'à la fin de Thiver. François I" chassait toute Tannée sans interruption.

Quant aux lieux de chasse, les rois chassaient partout, en vertu de leur droit de suzeraineté universelle; mais ils avaient une préférence marquée pour les forêts des Ardennes, des Vosges et de Compiègne, abondamment peuplées de gros gibier et de bétes fauves. Ces chasses, qui s'effectuaient à l'aide de nombreux domestique, désolaient les habitants des campagnes et des châteaux; les couvents mêmes n'étaient pas à l'abri d'une servitude qui les obligeait à héberger non seulement les rois chasseurs, mais aussi les gens et les bêtes de leur suite.

Louis XIV chassait en roi qui aime la pompe et l'étiquette ; sous son règne, la vénerie fut soumise à une organisation des plus compliquées et l'office de veneur devint une importante fonction. Molière donne dans les Fâcheux (acte ii, scène vu) la fidèle description d'une chasse à courre au temps du grand roi.

Toutefois c'est surtout en Allemagne et en Angleterre que la chasse à courre prit des proportions énormes. « L'Allemagne, écrivait en 1840 Napoléon d'Abrantès, n'a pas encore dcféodalisé ses chasses : à tout ce qui est gentilhomme, la chasse à tir; aux magnats seulement la chasse à courre. Aussi voyez sur quelle échelle se montent ces prodigieuses parties de chasse : le prince Esterhazy, par exemple, invite cinquante personnes à Eisenstad; la chasse dure trois jours et on revient avec soixante-dix-sept grosses bêtes et plus de quinze cents lièvres, lapins ou faisans. »

En Angleterre i la chasse au renard est le plaisir

favori des lords et des riches. Elle est d une pratique d'autant plus facile que la grande propriélc n'a pas été

morcelée comme en France. Des contrées entières appartiennent à la même personne et les sportsmon

peuvent s'y donner à l'aise le p courre.

La chasse aux bêtes féroces, é dans l'Europe occidentale, et sur l'on ne rencontre que le loup et 1< ment pratiquée dans les autres L'Afrique a la chasse au lion, chE toutes, et dans laquelle un Fran( fit, il y a trente ans, une réputati là une chasse véritablement utile, une contrée de ses hAtes les plus r bat qui met l'homme aux prises a de lui, un duel terrible de l'intelli; contre la force et la férocité.

La chasse au tigre, qui se prati jungles de t'inde, n'est pas moins sant animal n'est souvent tué q mort plusieurs de ceux qui l'attai

En Asie et en Amérique, les t sont pas les mêmes qu'en Europe las seraient insuffisants et le s'élancer ii cheval au-devant du lasso autour du cou et l'étranglei

A Ceyian, c'est l'éléphant que 1 là encore il faut joindre la ruse ai sades factices, contre lesquelles rompent sous son poids, ce qui p de choisir l'endroit où leurs balles tombé à terre.

Les Tartares Mantchous ont um le cerf très curieuse et très anci dépouille d'un de ces animaux.

ses bois, se mettent en embuscade et imitent le bramement avec un instrument spécial. Aussitôt les cerfs accourent et se précipitent d'eux-mêmes sur le chasseur. Seulement cette cliasse offre de grands dangers,

Chaese au renard e

parce que les cerfs deviennent furieux et s'attaquent auï chasseurs maladroits.

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