DU FUSIL DE CHASSE
Le fusil est, en France, l'arme de chasse de beaucoup la plus commune; c'est le dernier terme d'une série de perfectionnements par laquelle a passé son protfrtype, l'arbalète.
C'est le fusil Lefaucheux, ou fusil h bascule, qui esst
aujourd'hui entre les mains de tous les chasseurs. Il réunit toutes les conditions désirables : promptitude de charge, sécurité parfaite, justesse de tir. Néanmoins, le fusil à baguette est encore en usage parmi les vieux sportsmen qui le conservent par habitude et parmi les chasseurs peu fortunés qui reculent devant le prix d'un fusil k bascule.
Le fusil h baguette se charge par l'ouverture du canon. On introduit d'abord la poudre, puis une bourre, que Ton refoule au moyen de la baguette ; on met ensuite la charge de plomb que Ton assujettit avec une seconde bourre. La percussion a lieu sur une amorce fulminante contenue dans une capsule placée sur la lumière et que le chien vient frapper.
Le fusil à bascule diffère du fusil à baguette en ce que la charge toute préparée est contenue dans une cartouche que l'on introduit dans le canon par le tonnerre.
La première qualité d'un fusil est la solidité du canon et c'est à quoi le chasseur doit surtout faire attention. Un vieux proverbe dit avec raison qu' « il vaut mieux porter deux livres de fer de plus à la chasse que le bras à la lace pendant toute sa vie. »
Il est très important de bien entretenir un fusil de chasse; un fusil tout neuf et rouillé intérieurement éclatera plutôt qu'un vieux flingot usé, mais scrupuleusement propre. Aussi faut-il, au retour d'une journée de chasse, démonter son fusil et en laver les canons à grande eau. On prend, pour cela, une baguette dont on garnit l'extrémité de filasse et on l'introduit dans le canon, dans lequel on refoule et on aspire de l'eau alternativement, comme par un jeu de pompe, jusqu'à
ce que ce manège n' altère pas sa limpidité. Quand les canons sont absolument propres, on y repasse, pour
les sécher, la baguette garnie de filasse. Si l'arme doit être accrQchée au râtelier et ne pas servir de
quelque temps, il faut fa..^ w.^^.w. -^^..^ .^^ v...uuui> iffon légèrement graissé de suif fondu et épuré, luile de pied de bœuf; ai elle doit servir le !enn, cette précauLion est inutile.
rendre à démonter et h remonter son fusil est facile que nécessaire. Les pièces intérieures et Bures devront être fréquemment nettoyées avec ifTon gras; quelques gouttes d'huile assureront ice parfaite du jeu et préviendront tout frottement 3rt. Si cependant il arrivait que les pièces intés fussent trop encrassées pour que le chiffon ne pas, on se servirait d'une curette de bois trempée le l'huile grasse. Si la pluie a déterminé quelque ï, on l'enlève au moyen de brique pulvérisée, :e et mouillée d'huile. Il n'est que très rarement de démonter la platine ; deux fois par an, cela En renouvelant souvent l'opération, on fatigueutilement les vis et le travail serait plutôt nuisible
vrai chasseur fait ses cartouches lui-m/^me, de re à être sûr que sa charge est bien ce qu'elle re. Le meilleur plomb de chasse est celui qui est , facile à écraser et h couper, brillant et loun t sa grosseur, qui est indiquée par un numén àent & une espèce de gibier différente. II y ureusement deux nomenclatures adoptées e 3, ce qui occasionnne parfois de fâcheuses mi aux chasseurs en déplacement.
Plomb de Paris.