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Chevrotine, plomb moulé

pour loup et sanglier.

DU CHIEN d'arrêt.

L'éducation du chien d'arrêt est beaucoup plus difficile et beaucoup plus compliquée que celle du chien courant.

On choisira de préférence le chien d*arrêt braque ou épagneul, de bonne race pure, à gros nez, aux naseaux bien fendus, avec un cou un peu gros et court, le pied de lièvre, le poitrail étroit et l'haleine longue. Depuis quelques années on possède en France une race connue sous le nom d'épagneuls anglais, précieuse par le flair, la docilité et la facilité de son éducation. Pour être d'une race pure, ces animaux doivent être grands, légers, à soies longues et peu frisées, blancs avec des taches blondes ou jaunâtres, un nez blond et des yeux jaunes. Ils arrêtent naturellement. Ces chiens sont excellents pour la plaine et le bois ; au printemps et en automne, ils vont très bien aux marais ;

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mai.5, comme tous les épa

coup la chaleur, nss (ïiie le jeune chien a quitté sa mère, on lui apluivre son maître et & obéir & sa voix. A l'âge ou six mois, on le dresse à. rapporter. Pour empaille une peau de lapin qu'on lui jette & distance, en disant : apporte ! S'il ne va pas de !, on le conduit. S'il ne ramasse pas la peau,

t baisser la tète et on la lui introduit dans la [ue l'on ouvre doucement avec le pouce de la che. Quand l'animal s'est habitué h. rapporter mpaillée, on l'exerce sur le gibier morl, puis hier vivant, en le surveillant avec soin pour t pas la dent dure et rapporte la proie sans et sans la laisser échapper. Au besoin et en ocihlé, on fera usage du collier de force, qui à l'intérieur de trois rangs de clous dont la

pointe dépasse le cuir de 4 à 5 millimètres. Ce collier doit être juste au cou du chien ; on y attache une corde longue de 4 ou 5 mètres, avec laquelle on peut donner, en cas de désobéissance, une saccade qui a pour effet d'amener les pointes à piquer le cou de Tanimal. On mène d'abord le chien sur le terrain sans prendre de fusil. Quand il s'est habitué à former et à tenir l'arrêt, on l'habitue à ne pas s'emporter d'abord, puis à ne pas bouger au coup de fusil.

Autrefois on coupait la queue des chiens d'arrêt; mais c'est là un usage avec lequel les sportsmen modernes ont rompu, et avec raison. La queue du chien d'arrêt doit être, en effet, considérée comme le complément de son odorat; c'est par sa position et par les mouvements qu'il lui imprime qu'il manifeste ses impressions. Gela est si vrai que la plupart des chasseurs reconnaissent l'espèce tenue en arrêt par leur chien à l'examen de son fouef,

DU CHIEN COUUANT.

Les qualités d'un chien domestique doivent se retrouver chez le chien d'arrêt; mais il n'en est pas ainsi du chien courant. Celui-ci n'est bon qu'autant qu'il aime le sang et le gibier; iJ ne se soumet qu'au fouet et à la voix de son maître.

On entretient les appétits sanguinaires du chien courant pour en tirer parti, mais il faut s'en défier; différemment on s'exposerait à de grands dangers. Une meute qui iie craindrait pas ses piqueufs serait capable de les dévorer; elle n'obéit qu'à l'ascendant qu'ils ont pris sur ellôi

LA CHÂSSE. m

de terre mélangées h du pain de croton et a du marc de suif.

L'étendue du chenil doit être proportionnée au nombre des chiens. Un mètre carré par animal est un espace très suffisant. Dans l'intérêt de la santé des chiens, qui sont sujets aux rhumatismes, on les fait coucher sur la planche, et non pas sur le carreau ou sur la terre ; ces planches sont couvertes de paille ou de nattes en jonc. Le chenil doit être tenu dans un état constant de propreté. On, lui donne de l'air tandis que les animaux sont sortis et une fois par mois on le purifie; pour cela, on met dans une terrine deux ou trois pincées de sel et autant d'oxyde noir de manganèse que Ton mélange bien ensemble en ajoutant quelques gouttes d'eau, et sur la pâte ainsi formée on verse le contenu d'un verre h liqueur d'acide sulfurique ; il se dégage immédiatement une fumée blanchâtre qui purge l'air du chenil de tous les miasmes malsains qu'il pouvait renfermer.

Au retour de la chasse, il faut ôter les épines des pattes des chiens. Si le temps était humide ou s'ils ont couru dans des marais, il est essentiel de les passer à l'eau et de leur donner de la paille nouvelle, pour qu'ils s'y roulent et s'y essuient.

Quand on achète un chien courant, il est bon de choisir, si possible, un animal à oreilles longues, entièrement pendantes et marquées de feu, à pied de lièvre, à jarret prononcé, à devant ouvert et à longue haleine.

Ce n'est guère qu'à l'âge d'un an qu'on s'occupe de dresser le jeune chien courant. On l'accouple alors, on l'habitue au collier è. grelot et on lui apprend à con-

tl2 LES EXERCICES DU

naître les sons de la trompe. Le de race ; il donne naturellemen voix plus ou moins brillante.

Quand le jeune chien s'écarte reste indécis sur la lisière du t montrant le lieu où les autres chi et en criant : écoute! écoute! &''.

mieux est de l'attacher èi un art .

prendre plus tard ou de le lier k d'autres couples qui ne donnent pas encore. Autant que possible on ne découple les jeunes chiens qu'à vue, avec de vieux chiens du même pied et sur l'animal déjà fatigué ; ils s'animent, l'atteignent, contribuent k sa mort et participent k la curée. Quand on est sûr de leur ardeur, qu'ils ne divaguent plus, qu'ils ne rabattent plus leurs voies, on leur apprend à chasser le gros avec un collier k grelot et le menu sans grelot, à connaître le fouet et h se laisser rompre à la voix.

Outre le chien courant français, anglais, ou basset, on emploie, pour chasser à courre le lièvre et le lapini une race de chiens toute apéciale, qui tire son nom de la chasse k laquelle elle est affectée; c'est le lévrier, animal peu susceptible d'être dressé et qui chasse de race. 11 est haut monté sur jambes; il a la tète longue et petite et le corps très délié, ce qui le rend propre h la course.

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