DES CHEVAUX DE CUASSE
C'est surtout â. la chasse que l'écuyer a besoin de déployer tout son savoir faire, là une maladresse peut avoir pour conséquence les plus graves accidents.
LES EXERClCfl pour le fer, en abattant irop de corne. J* fer doit iter à. chaud et se poser ù, froid; des cloua bien lés et bien rivés suffisent et il importe de prossévôrement le parement à la râpe, qui amollit la
mme nourriture, ce qui convient le mieux, c'est la I hachée avec des têtes de sainfoin, l'avoine, un le farine d'orge, et, de loin en loin, une poignée l'es sèches ou de carottes, pansage se fait deux fois par jour, habitue graduellement le cheval de chasse au du cor et des chiens, k l'odeur, à la fumée, à la ne et à la détonation de la poudre. La selle devra lai-faitement ajustée^ si l'on veut ^iter de blesser lal. •*
lut de s'armer et de s'équiper pour la chasse, il rte de bien connaître le terrain sur lequel on va ilurer, de s'instruire des droits que la loi confère ; devoirs qu'elle impose.
chasse est régie par les ordonnances de police dii 1844 et du 24 janvier 1874. Voici les principales sitiuns de ces ordonnances, qu'il est essenliel ir lues avant de s'enrôler parmi les disciples de Hubert:
lui ne pourra chasser si la chasse n'est pas ouet s'il ne lui a pas été délivré un permis de chasse 'autorité compétente. Nul n'aura la faculté de er sur la propriété d'autrui sans le consentement opriétaire ou de ses ayants droit. i
.e propriétaire ou possesseur peut chasser ou faire 1
LA CHASSE. Ho
chasser en tout temps, sans permis de chasse, dans ses possessions attenant à une habitation et entoure'es d'une clôture continue faisant obstacle ài toute communication avec les héritages voisins.
« Les permis de chasse sont délivrés par le préfet du département dans lequel celui qui en fait la demande a sa résidence. La délivrance du permis donne lieu au payement d'une somme de 28 francs. Les permis sont personnels et valables sur toute l'étendue du territoire français.
« Dans le temps où la chasse est ouverte, le permis donne à celui qui Ta obtenu le droit de chasser de jour, soit à tir, soit à courre, à cor et à cris, sur ses propres terres et sur les terres d'autrui avec le consentement de celui à qui le droit de chasse appartient. Tous les autres moyens de chasse, à l'exception des furets et des bourses destinéesà prendre le lapin, sont formellement prohibés. »
Pour obtenir un permis de chasse, il faut se présenter chez le receveur municipal et lui remettre, contre quittance, une somme de 28 francs; on rédige ensuite sa demande sur papier timbré. Cette demande, accompagnée de la quittance du receveur, est remise au maire de la commune, qui la transmet au préfet. C'est ce dernier fonctionnaire qui renvoie le permis, dont la délivrance est faite à l'impétrant. A Paris, c'est chez le commissaire de police du quartier qu'il faut se présenter, accompagné de deux témoins. Le commissaire remplit une formule imprimée et la remet au solliciteur, qui n'a plus qu'à se rendre à la préfecture de police, bureau des passe-ports, où il acquitte le droit de 28 francs et reçoit son permis.
uestion de l'équipement ne peut être traitée Lçori générale et absolue. Chacun la résout è. sa et tout ce que l'on peut faire, c'est donner s conseils.
)int important, c'est de se pourvoir toujours tipement commode- Bien des accidents résultent ine que comporte un vêtement mal approprié, udetot recommande l'usage de !a blouse, .massiére sera ample, mais en même temps t peu embarrassante; elle contiendra un flacon volatil, dont on peut avoir besoin au cas où ait mordu par une vipère, — du sparadrap, coupures et écorchures, — des ciseaux, du ûl, lille et un chilTon pour essuyer le fusil.
irtouchière est indispensable.
lussure a une grande importance- S'il s'agit de lu marais, il faut adopter des boites en cuir ïrrées et recouvertes d'un enduit imperméable. ; ou sous bois, la guêtre remplace avantageuse- ;ige de la botte.
LA CBASSE AU CDIEN D'aBHÉT.
soit seul ou qu'on soit en compagnie, il faut, issir, conduire la chasse avec méthode, nmence par battre la plaine k bon vent, de que les émanations du gibier soient plus senans aucun cas un bon chasseur ne marche ■ent, parce qu'alors ce ne serait pas le chien rait le gibier, mais bien le gibier qui sen- ;hien .
rche lentement, s'arrêtantçà et là pour fouler
LA CrtASSE. 117
les buissons, écarter le chaume ou la bruyère. On ne doit jamais permettre au chien de s'éloigner. Quand il tombe en arrêt, on examine la direction de cet arrêt pour tourner le gibier. Quel que soit le gibier, poil ou plume, laissez filer quand il part de trèsprè^.
Si Ton chasse plusieurs ensemble, il convient de marcher en ligne, à une vingtaine de pas de distance, de s'attendre et de ne pas tirer sur le gibier du voisin. Au bois, la prudence exige que Ton ne tire pas à hauteur d'homme ; on évitera avec soin de tenir le canon de son fusil dirigé vers un compagnon de chasse.
Pour bien tirer, il faut épauler vite, ajuster sans se presser et viser avec précision. Quand on lient le gibier à l'œil, on presse la détente franchement, mais sans secousse. Le fusil, pour être facile à épauler, doit avoir une couche plutôt longue que courte, une courbure qui laisse découvrir en joue toute la platebande du canon, un guidon ras et très petit, une crosse bien coudée. Quand l'arme est bien épaulée, la plaque de couche doit s'asseoir et s'emboîter fermement sur l'épaule du tireur ; le coude droit est arrondi et élevé h la hauteur du menton ; le bras gauche est à moitié tendu et la main saisit le bois du fusil le plus près possible du porte-baguette.
On devra viser constamment le gibier poil au défaut de l'épaule et le gibier plume à plein corps au-dessus de l'aile. Avant de lâcher le coup, il faut s'assurer qu'on tient bien le gibier à l'œil et toujours viser plutôt haut que bas. Quand on a manqué ou blessé seulement du premier couple gibier, et qu'il continue à fuir, on le suit de l'œil sans déranger sa position et on lâche le second coup.
On ne tue guère i» plomb au delà de 45 mètres ; la bonne portée est de 13 à 30 mètres.
Il est h. peine utile d'ajouter que le chasseur doit être scrupuleusement respectueux de Ja propriété d'autrui ; il ne passera jamais sur les terrains prohibés et évitera toujours de corametire le moindre dégdt.
Chaeso au chien d'arrft.
La conduite à tenir différant selon le gibier qui fait l'objet de la chasse, quelques détails sur les principaux volatiles et sur le lièvre et le lapin ne seront pas
inutiles. I
Le faisan, — Le faisan est un gibier rare. On ne le rencontre guère que dans les forêts au sol humide ou traversées de cours d'eau, abondantes en taillis qui lui offrent un refuge sûr pendant le jour et en baliveaux élevés où il puisse se brancher et passer la nuit. Deux fois par jour, il s'aventure en plaine à la recherche de sa nourriture ; le soir venu, il rentre sous bois, perche isolément ou en compagnie, et pousse plusieurs fois avant de s*endormir son cri peu harmonieux. Les ailes du faisan sont courtes et son vol est pesant ; il fuit quelquefois longtemps à pattes devant le chien, puis il part pour aller chercher une retraite dans quelque endroit touffu. Malgré sa taille, il est difficile à viser, parce qu'il saisit toutes les occasions de se dissimuler. C'est au moment où il prend son vol qu'il faut le tirer.
La poule faisane doit être sacrée pour un disciple de saint Hubert soucieux de sa réputation et respectueux des lois de la chasse ; on la reconnaît à son plumage moins brillant que celui du mâle, à sa taille plus petite, enfin et surtout à cette particularité qu'elle part sans crier, contrairement au coq qui pousse en s'élevant un cri d'alarme.
Les faisandeaux restent en compagnie, ordinairement blottis dans une touffe d'herbe ou dans un buisson ; ils partenit ensemble.
Le coq de bruyère, — Le coq de bruyère, ou tétras^ ne se rencontre que dans les contrées montagneuses, principalement dans les Vosges, le Jura et les Alpes. Le grand tétras atteint souvent jusqu'à un mètre d'envergure; le tétras à queue fourchue, plus nombreux, est de la taille du faisan. Il est très difficile à appro-
clier et l'on n'a guère de chance de le tirer qu'en se dissimulant complètement et en évitant le moindre bruit. On chasse le jeune coq de bruyère en septembre, alors que ses instincts farouches ne sont pas encore développés et qu'il tient l'arrêt. C'est un gibier de
Coq de bruyère.
up de fumet, que le chien évente de très loin ; il pas tout d'abord, maisdétale avec une incroyable i. Cette fuite est un élan qui lui est nécessaire rendreson vol. 11 fend l'air avec un bruit telleonore que bien des chasseurs, surpris par ce 16, éprouvent quelques secondes d'hésitation et l l'oiseau s'échapper sans pouvoir le tirer. Le :oq de bruyère a le corps couvert d'une plume et forte qui lui fait une véritable cuirasse ; on espérer le tuer qu'en se servant de plomb n' i . it du jour est l'heure la plus favorable pour le
■Pff— '
La géiinotte. — La gélinotfe, poule des liois ou pelil coq de bntyère, est un peu plus grosse que la perdrix; ses mœurs se rapprochent beaucoup de celles du faisan. Comme lui, elle a le vol lourd et se branche pour la nuil sur la cime d'arbres élevés, de préférence
sur le pin ou le sapin. Sa chasse offre d'autant moins de difflcultés qu'elle ne fuit pas devant l'homme, même après avoir essuyé un coup de feu qui ne l'a pas atteinte. H arrive souvent quel'on abatle toute une compagnie, sans qu'aucun de ses membres ait songé & déguerpir,
La perdfix grise. — 11 ne faut pas compter sur la rencontre d'une compagnie de perdrix tant que le soleil n'a pas fait évaporer la rosée. La perdrix n'aime pas l'humidité ; elle va, inquiète et agitée, k travers les chaumes et les terres nues, fuyant à la moindre alerte, àla recherche des remises les plus épaisses où elle se blottit- Vers dix ou on/e heures, suivant le temps, elle s'arrête, fatiguée de son agitation de la
matinée, et s'endort dans l'herbe au pied d'un buisson. C'est donc à cette heure-là qu'il convient de battre la campagne h la recherche de la perdrix grise. Quand 1 lève une compagnie, il faut, non pas tirer las, mais bien viser spécialement un de soe ea, sans laisser au hasard souvent trompeur de rendre le coup de fusil profitable.
Perdriï grise.
d une compagnie s'est enfuie, on a, en se metsa poursuite, la chance de la faire lever de II, et cela jusqu'à ce qu'elle se soit réfugiée remise.
la fin de la campagne cynégétique, la perdrix s une expérience qui rend son approche très :; elle est constamment sur le qui-vive et part , 11 y a toutefois un moyen de contre-balancer ipicacité du volatile; c'est de faire, dans la une tournée dans la plaine, de s'arrêter sous iquet d'arbres et d'écouter le cri des perdrix ant à se rassembler ; on est sur de les retroulendemain tout près de l'endroit où l'on a enles cris.
La perdrix rouge. — Cette perdrix est plus grosse que la perdrix grise ; ses pattes, son bec et ses yeux sont d'un rouge éclatant- Elle afi'ectionne les endroits boisés, les hautes bruyères, et lient rarement la plaine. Elle vit en compagnie comme la perdrix grise, quoique d'une façon moins régulière; mais elles ne partent
Perd ri ï rouge.
presque jamais toutes ensemble et oITrenl par conséquent beau jeu au chasseur peur faire coup double. C'est presque toujours au bois qu'on la rencontre ; son départ est très bruyant et vertical ; il arrive fréquemment qu'au lieu de s'envoler au loin elle se branche sur une cime haute et touffue; elle s'engage aussi quelquefois dans un trou d'arbre, dans une excavation de rocher, voire même dans un terrier de lapin.