LES EXE
Il existe dans le midi perdrix rouge, appelée el très estimée, malhe raltre à cause de la gi braconniers.
La caille. — Lacailli L'exiguïté de ses ailes i
et pesant. C'est un oiseau de passage, <|ui arrive dans nos contrées quand les blés sont déjà hauts ; c'est là qu'on la rencontre le plus souvent, mais on la trouve aussi, surtout si l'année a été très sèche, dans les chenevières et dans les prairies naturelles ou artificielles. Si la chaleur est très forte, elle se blottit volontiers dans les buissons, dans les fossés et dans les champs de betteraves et de carottes.
La caille ne vit pas en compagnie. Au bout de huit jours, les cailleteaux sont assez robustes pour se
passer des soins maternels, voler et chercher euxmêmes leur subsistance. Toutefois les cailleteaux s'éloignent peu ; si l'on en rencontre un, il y a des chances d'en trouver d'aulres sans marcher beaucoup. On chasse la caille comme la perdrix, mais avec quelques difQcultés en plus. C'est un gibier qui a beaucoup de fumet et tient parfaitement l'arrêt ; mais il pièLe h saliétc et part généralement en rasant la terre. C'est quand le temps est très beau que la caille est le plus facile à tirer ; elle s'élève alors à environ lin mètre et file k peu près droit.
La grive. — La grive est quelquefois sédentaire, mais le plus souvent elle émigré. Elle arrive dans nos
i-ignobles dès que le raisin commence à mftrir et s'en VA après les vendanges. Elle se dissimule habilement
LES EXERCICES DU CORPS, lilieu des vignes et le chien la fait difficilement ir. Si elle s'envole, elle apparaît h peine au-dessus :eps entre lesquels elle replonge presque aussitôt. Iquetois elle se réfugie dans les arbres fruitiers mergent des vignes; onpeutalorsla tirer au posé,
feuillage n'est pas trop touffu. Si elle part en tant, elle est aisée à abattre à cause de son vol
rapide.
merle. — Les merles aiment la solitude, où ils it seuls ou par couples. Ils sont fine, défiaDts, )urs inquiets, et se laissent difScilement appro-
ii portée de fusil. Le meilleur moyen de les ïep est de les attendre à l'affût à l'époque des ce-
; mais il faut être très matinal et se trouver à son ) avant le lever du jour.
ilouette. — On trouve l'alouette, ou mauviette, les guérets; l'alouette huppée, ou cockevis, le long :hemins et sur les revers des fossés; l'alouette , ou cujelier, dans les champs de navets et dans les s.
:st depuis le mois de septembre jusqu'à la fin de •-r que la chasse aux alouettes est surtout avanta- ; ; les moments les plus favorables sont le matin soir, par une belle gelée blanche, quand le soleil ! à rhoriïon.
méthode la plus répandue pour la chasse aux ittes est la chasse au miroir, l^e sportsman plante roirdans une plaine découverte et bien ensoleillée met en mouvement ; puis il va se placer k une aine de pas et attend- Bientôt les alouettes, ion-
prudentes et curieuses, arrivent, et, comme dominées par une sorte de fascination, planent au-dessus de l'instrument sans pouvoir se résoudre à le quitter, même après que leur quiétude a été troublée par plusieurs coups de fusil.
Le pigeon ramier, — Le pigeon ramier est un oiseau de passage qui nous arrive vers la fin de février pour ne s'en aller qu'en octobre. C'est dès l'époque de son apparition qu'on chasse ce gibier, qui est très défiant et ne tient pas l'arrêt. On le tire généralement à l'affût ; mais c'est surtout avec un filet qu'on lui fait la guerre.
La tourterelle. — La tourterelle arrive en France vers le mois d'avril et nous quitte en septembre. Elle se plaît dans les forêts, au milieu des taillis et sur les grands arbres. Quoique sauvage, elle a moins de finesse que le ramier et se laisse quelquefois approcher.
La meilleure saison pour chasser la tourterelle est le 'mois d'août. A cette époque, les tourtereaux sont nombreux et peu farouches ; on les trouve autour des bois et dans les chaumes. Pendant qu'un chasseur vd, les faire lever, un autre reste caché sur la lisière du bois et les tire au vol. Pendant les grandes chaleurs de l'été, elles se réunissent en bandes pour aller, vers midi, boire et se baigner; une fois qu'elles ont adopté îin abreuvoir, elles y reviennent tous les jours; on peut se mettrç en embuscade, les attendre et les tirer facilement.
'. La bécasse. — La bécasse est encore un biseau de
LES EXERC ; c'est vers la fin
a novembre qu'a...,w.,. .^^ e,-"- — 1 —
In la trouve dans les lieux humides ; elle suit rs les vaches dont les bouses attirent ses .de prédilection. Elle aime le couvert, maïs ourré: il faut la chasser dans les taillis clairs
Bécasse.
ni les fougères et les bous dans le voisinage iirs d'eau.
écasse se dérol>e souvent; son plumage est néme couleur que les feuilles mortes et son la pousse h se mêler h celles-ci; elle s'aplatit )e sans qu'on la voie et part sous le nez du )' ailleurs elle court très rapidement et entraîne iment l'animal fort loin. De plus, le fumet de est excessivement pénétrant et déplaît au ui manque rarement de donner de la voin sur
celle piste et refuse presque invariablemfint de rapporter Ja pièce abattue.
Le râle. — Le râle de genêt, ou roi des cailles, est un peu plus gros que la caille et arrive dans nos contrées en même tempe qu'elle. On le rencontre dans les terrains marécageux, dans les prés humides, dans
Rlle de genSt.
les genéls, les taillis épais, les cliamps d'avoine et de <<arrazîn. Il est monté sur de grandes patres qui lui donnent plus de rapidité & la course que ses ailes ne lui en donneraient au vol, et il fuit devant le chien plulât que de s'exposer au coup de fusil du chasseur. Si toutefois on réussit b. le faire partir, on l'abat très aisément.
I.e lièvre. — Au moment de l'ouverture de la chasse, le lièyrs se rencontre un peu partout. Au prjfïten^ps. Il aflrecUonqe plus particulièrement les bois fit ]fii fcuissofls. Si la chaleur est graiide, "1 se tient dan^ les endr^jt^ humides. S'il fait froid, il se t^pit dffla Ips fijijfrés. S'jJ y a du yent, il cherche un abri 4sii» J*a fogsés. C'est pendant ]a nuit qu'il se nourrit.
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Le lièvre n'a pas de plus souvent au pied d'u un sillon ou dans une ca de telle sorte, avec ses p plus longues que celles avec une extrême rapidi paiement, il se laisse app plume ou poil, n'a à se tromper le chasseur. I nianiëres, choisit au re' qui garderont le moins i poursuivi, il cherche un
inattendus, dans une éla ,, ...,. ... .. .
est hahitée. Avant d'atteindre son gîte, il s'arrête et gratte la terre pour donner une fausse indication; puis il repart et va recommencer le même manège un peu plus loiu. Ces ruses sont dévoilées au chasseur par les arrêts successifs auxquels elles contraignent le chien.
Lorsqu'un lièvre fuit directement sans faire de crochets, on peut être sûr qu'on est en présence d'un " bouquin étranger S, la localité où on l'a rencontré ; les /lases ont moins de ruses que les bouquins et tournent toujours sur un cercle de faible rayon.
On chasse le lièvre au chien courant.
Le lapin. — Quoique le lapin ressemble beaucoup au lièvre, les deux espèces ne vivent pas en bonne intelligence ; elles habitent rarement les mêmes parages et diiTèrent par les habitudes. Le lapin, plus intelligent ou plus industrieux que le lièvre, prend la peine de se creuser un terrier; il choisit, h cet effet, une
situation telle qu'il n*ait pas à craindre une inondation ; ca sont principalement les pentes des collines boisées qu'il affectionne .
Par le beau temps, le lapin se tient hors de son terrier, peletonné au soleil, dans Therbe ou entre les racines des gros arbres. Il se laisse alors approcher de fort près ; puis il part tout à coup avec une extrême rapidité. Il importe de le tirer immédiatement, au déboulé, parce que son élan le jette dans les broussailles ou dans des accidents de terrain où il est presque impossible de l'atteindre.