CHAPITRE VIII
assurément une invenlion fort anci B par la nécessité que par le dés s'amuser. Il est vraisemblablement originaire de» trées septentrionales de la Russie. On s'en servait dans des temps fort reculés en Islande et en dinavie. Puis il passa en Hollande, où il a con toute sa vogue el où il est plus encore un obj nécessité que de plaisir, et de \k dans la Grande-I gne, d'où nous l'avons importé chez nous.
Des trois pays qui composent le Royaume-Uni l'Ecosse qui la première a adopté le patin et rendu les honneurs qu'il mérite ; vers le miU( siècle dernier se fondait, en effet, h Edimbourg 1< mier cercle de patineurs dont l'histoire fasse mei « La métropole écossaise, dit V Encyclopédie b nique, a produit peut-être un plus grand n( d'élégants patineurs qu'aucun autre pays du moi Strutt, faisant allusion au>: progrés rapides dt de patiner et à la part qu'y eut le « Skating-C d'Edimbourg, rapporte que sur la rivière Serpe de Hydc-Park, il vit quatre gentlemen dans
patins un double menuet, ai grâce que s'ils eussent été, 1 pins, dans une salle de bal; tournant et en entrelaçant écrivaient sur la glace, à la toutes les lettres de l'alphabi
Le cercle des patineurs d grand lac sont fréquemment aussi remarquables que ceu Françaises elles-mêmes cha et volent sur la glace ave envieraient peut-être leurs d'Edimbourg.
ies patins. — Les patinf pour un débutant, les patir Mes, parce qu'ils permetten sur la glace, tandis qu'avec 1 hollandais, » il faut couper de la lame d'acier; mais il qu'avec ces derniers on avan que les mouvements ont une inconnues à ceux qui font u
On ne se sert plus aujoui roie que l'on entortillait jad du pied et que l'on lixait à < ces de chaque côté du patin de trop presser les cheville ments. On se contente maii au pied à l'aide d'une chevilj dans un trou pratiqué derrii sure, et de deux pattes égaler crochent aux deux côtés de 1
Il serait imprudent, surtout pour un débutant, de
patiner avec des souliers à courte lige ou avec des
bottines & élastiques lÂches. Dans ces conditions, le
patin n'obéirait pas assez exactement h l'action du pied et Ton risquerait d'attraper des foulures, sinon des entorses. La chaussure la plus convenable est la
LES EXERCI ' en cuir très fort, dément lacée sur le pied et sur le bas de la
chausser les patins, on s'agenouille, d'abord lU droit, sur la glace, et l'on ajuste le patin on s'agenouille ensuite sur le genou gauche ajuste le patin droit. L'opération terminée, ilève, et, avant de se lancer sur la glace, on uelques mouvements peu accentués pour prenaplomb et s'assurer que les patins sont bien
arckc en avant. — Pour se porter en avant, nce du pied droit, d'abord lentement, en apjur le bord intérieur du patin et en décrivant rbe légère de droite à gauche, le pied gauche le poids du corps portant entièrement sur la Iroite. Lorsqu'on a Tranchi ainsi un espace de s environ sur le pied droit, on pose èison tour gauche sur la glace, et, levant l'autre pied en itraire, on exécute un mouvement analogue au it, le poids du corps déplacé et portant mainout entier sur la jambe gauche, là ce qu'on appelle « le pas en dedans »; lui dont l'exécution est la plus facile, celui irle de l'équilibre est un accident sans conséet d'ailleurs rare, le centre de gravité se t en dedans, c'est-à-dire vers le pied levé, qu'il 1 poser sur la glace pour prévenir tout danger
exécuter le « pas en dehors », le patineur sur le pied droit en inclinant, à droite aussi haut du corps que le pied qui agit, et en
mf - «■
appuyant sur )e bord extérieur du patin. Dans ce cas la courbe décrite et le centre de gravité sont natu-
rellement B en dehors » ; aussi le patineur novice devra-t-ii être prudent, quand il commencera à pratiquer ce mode de progression. Il va sans dire que lors-
que le pied droit a glissé eut un espace d'environ 2 mètres, il cfide sa place au pied gauche qui exécute il son tour un mouvement analogue.
Pour s'arrêter, on lève Je bout des pieds et l'on demeure sur les talons qu'on appuie fortement sur la glace en courbant graduellement le haut du corps 1 ; on ne court le risque d'une chute que si i maladresse d'incliner le corps en arrière au le pencher en avant. — Il y a une autre mésuivre pour s'arrêter, mais elle ne se recomçuère aux débutants ; elle consiste à rapproi talons et à mettre les pieds en équerre; nt il faut alors un développement assez cone de force pour éviter que les pieds ne conliglisser dans la direction des cAtés de l'angle rmenl, ce qui ne serait pas sans danger.
valut ions classiques. — Le mouvement en ) plus difficile est celui que l'on exécute en alternativement une jambe sur l'autre pour , et en frappant la glace du pied au moment ■rive en contact avec elle- La position dans on se trouve oblige ici à agir sur le bord r du patin et k décrire des courbes en dehors. e pied sur lequel le corps est appuyé se déla position croisée par le mouvement en avant 'e pied, on le lance par-dessus l'autre, — et suite.
Ion veut décrire une courbe en avant sur le térieur du patin, c'esl-à-dire en dehors, on le d'abord un certain point que l'on choisit ntre de l'évolution, puis on prend un élan proie & la longueur à. parcourir, et l'on part en
appuyanl sur le bord extérieur du palin. Dans ce mouvement, les hanches dnivent être légèrement tournées
en dedans et la jambe qui agit esl un peu ployée. L'autre jambe est également ployée et relevée en arrière.
302 LES EXERCICI
Pour décrire une courbi
patin, on part en coupant
Bans ployer la jambe agî^
t presque raide, f) que les pieds soit
1 50 centimètres. {
■ouette ; pour cela
îlui qui supporte 1
sion donnée, on pii
le sur un pivot.
•.s figures que se pi
présentation du cti abord avec le pied
Bouvement en av£
'ement la jambe gi
1 appuyant très fo
ne du palin droit
tement du pied gt
tn arrière et en reg
§paule gauche, de
ijitérieur du patin ^
oumer sur place,
l'autre ; le mouven besoin de faire ai
le pas tourner trop
isque inévitablemei . .
rche en arrière. — Pour patiner en arrière, il
,nt tout, avoir des patins qui conviennent à ce
îxercice. Ceux qui sont terminés carrément à
■émité postérieure ne peuvent être employés,
ûins créent des difficultés contre lesquelles la
vaut pas le mal qu'elle donne.
Les mouvements en arrière s'exécutent d'après les mêmes principes que les mouvements en avant, mais
par les moyens inverses. La lêle et le haut du corps étant légèrement inclinés en avant pour le maintien de
Féquilibre, on se sert alternativement de chaque pied, placé sur la glace de manière h ce que le talon se trouve un peu élevé et qu'il décrive un arc de cercle d'an rayon plus ou moins grand.
Si l'on craint de tomber, on ramène le patin inoccupé sur la glace auprès de l'autre, ou bien, si Ton patine des deux pieds, on les réunit vivement.
A première vue, l'exécution des courbes en arrière semble malaisée ; mais avec un peu de pratique, on s'aperçoit que la difficulté est plus apparente que réelle.
La courbe en arrière constitue la base de toutes les figures en arrière ; elle ne se décrit guère qu'en dehors, c'est-à-dire sur le bord extérieur du patin. Si l'évolution est exécutée à droite, le visage doit être tourné vers l'épaule gauche et la main droite élevée à la hauteur de la tête ; pour l'évolution à gauche, c'est, au contraire, la main gauche qui est la plus élevée, et le visage est tourné vers l'épaule droite. Dans les deux cas, la main du côté libre ne s'élève pas au-dessus de la ceinture.
Le meilleur mode d'arrêt applicable aux manœuvres en arrière est 1' « arrêt oblique ». Pour l'exécuter, on applique brusquement sur la glace le patin libre dans une position oblique, et Ton raidit la jambe.
Conseils complémentaires. — On ne saurait trop recommander aux patineurs la plus grande prudence ; courir au devant du danger sans nécessité n'est pas de la bravoure, c'est presque de la folie.
Si, malgré les précautions prises, on s'aperçoit tout è. coup que la glace sur laquelle on évolue est brisée ou trop faible pour résister longtemps, on s'accrou-
pira^et l'on rampera sur les pieds, les genoux et les mains, afin de diviser et de distribuer sur une plus grande étendue le poids du corps.
Si Ton se trouve lancé sur un point dangereux, sans qu'il soit possible de l'éviter en s'arrélant ou en tournant, on forcera l'élan pour atteindre la glace ferme en passant par dessus.
Si la glace vient par malheur à s'ouvrir sous les pieds, il faut immédiatement étendre les bras dans toute leur longueur, afin qu'ils rencontrent la glace des deux côtés et soutiennent le corps jusqu'à ce que des secours arrivent.
Par mesure de précaution, le patineur novice pourra incliner légèrement le corps en avant; mais dès qu'il aura acquis en son habileté une confiance suffisante, il devra se tenir droit et la tête haute. En aucun cas il ne faut regarder à ses pieds.
Les personnes de constitution délicate éviteront de patiner contre le vent à une allure rapide.
LE SKATING-RINK.
Le skating-rink est un emplacement destiné au patinage pratiqué sur des patins à roulettes. (En anglais, skating signifie patinage, et rink signifie enclos; le skating-rink est donc, littéralement, l'enclos des patineurs.)
Les skating-rinks ont eu en France, il y a quelques années, une vogue qui n'a pas duré. On comptait à Paris plusieurs établissements de ce genre, qui ont successivement disparu.
C'est en 1819 qu'on imagina des patins où la lame
30S LES EXER
d'acier était remplacée années plus tard, dei M. et M"*' Dumas, se sen du théâtre de la Porte-!
date de la première re patineurs figurèrent, k '.
sième acte.
Les patins dont on s'ei munis de quatre roulelti de dilUcultés sérieuses; bien uni, macadamisé, s très rapidement, en agi patinage sur la glace, que l'on peut tracer ai liques.