VÉLOCIPÈDE
^té inventé & la fin du siècle dernier, s dans lesquelles il existait alors nature & en assurer le succès. 11 èque Nationale une estampe reprébles se promenant sur des véhicules consiruiis a après le premier type de l'appareil ; ce sont de lourdes machines, composées de deux roues en bois de même diamètre, réunies par une barre de bois sur laquelle est ûxé le siège; pour avancer sur ces vélocipèdes, il fallait poser tous les 4 ou 5 mètres les pieds sur le sol et faire deux ou trois pas, de manière à donner à la machine une légère impulsion.
Un semblable appareil ne pouvait pas gagner la faveur publique; aussi, pendant longtemps il n'en fut plus question. Mais, en 1849, un pari dont les journaux parlèrent rappela l'attention sur le vélocipède. Un sportsman habitant Lacapelle-Biron, petite commune du département de Lot-et-Garonne, M. Austruy, s'était engagé à parcourir KO kilomètres en quatre heures, monté sur une machine de sa fabrication qui n'était autre qu'un vélocipède. L'appareil avait des roues de
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même diamètre, mws la transi s'efTectuait de la même manière actuellement en usage. M. Ausi son vélocipède fut bientôt cité ment et dans les départements ] nouvelle merveille.
C'est donc à M. Austruy que redevable, sinon de l'invention, rection du vélocipède et des i ments qui le rendirent pratiqui pari dont nous venons de parti conservé à la Bibliothèque d'Ag respect àù aux documents origi
A partir de cette époque, le tune rapide ; on s'en occupa sit terre, eu France et en Amériqu habiles en firent l'objet d'u , .
En 1869, un parisien, M. Michaux, eut l'idée de donner .'i la roue de devant un diamètre beaucoup plus considérable que celui de la roue de derrière; quelque temps après, un autre parisien, H. Mage, construisit les premiers vélocipèdes tout en fer et en acier.
Aujourd'hui le sport vélocîpédique est pratiqué dans toute la France; un grand nombre de villes ont leur véloce-club et les annales du bicycle contiennent déjà quantité d'exploits accomplis par les champions français tant en Angleterre que dans notre pays. Les noms de MM. de Cîvry, Medinger, Dubois et Terront, par exemple, sont connus de tous les amateurs.
Le patinage rais à, part, le vélocipède est le moyen . de locomotion le plus rapide de tous ceux qui n'exigent pas l'emploi de la vapeur ou d'une force physique
LE VËL0C1PËDE. 209
autre que ia force corporelle. Voici, pour prouver l'exactitude de cette assertion, quelques faits éloquents : le 3 juillet 1887, M. Médinger parcourait un kilomètre en une minute 3V; le 9 juin 1880, M. Dubois a couvert 50 kilomètres en l''43'° 45", et, le 24 août 1887, Si^âlS" en une heure. Enfin aux dernières {
Bicycle do couriics.
où a été disputé le championnat de France, M. de Givry a franchi la distance de 100 kilomètres en 4" 3", malgré une pluie continuelle et un vent très violent.
La rapidité à laquelle atteignent les vélocipédistes
de profession les a fait employer pour porler les dépèches et pour transmettre les renseignements là où le télégraphe ou le téléphone n'offre pas les commodités désirables.. Le bicycle tend même a être adopté dans les corps d'armée comme pouvant rendre de grands services en temps de guerre. Des expériences très sérieuses sont faites h de fréquents intervalles dans les régiments pour établir les mérites que comporte la machine au point de vue militaire ; et il est à. supposer, vu les résultais déjà constatés, que l'armée sera bientôt ofûciellement pourvue de soldats vélocipédistes.
Les expériences les plus récentes faites en vue de comparer les différents mo3'enB du correspondance pouvant être employés en temps de guerre ont eu lieu à Tours, non pas sur un terrain préparé, mais bien en ...■. -poyte.
:emière expérience a été faite sur une distance lomètres; les concurrents étaient des cavaliers, ocipédistes et deux chiens de guerre répondant us de " Brisefer » et de « Turco ». Les cavait franchi la distance en seize minutes ; les véistes n'ont mis que quatorze minutes ; quant aux
ils ont pris au départ une avance considérable, 1 troisième kilomètre ils ont éprouvé le besoin ■e et perdu leur avance qu'il leur a été imposi reprendre ; ils ont accompli le trajet en seiie 3 quarante secondes, et un tricycle, qui était n même temps qu'eux, les a battus de quelques es.
ensuite recommencé la même expérience sur cours de trois kilomètres. Cette fois encore, les
vélodpédistes ont été victorieux; ils avaient f™ la distance en sept minutes et cinq secondes.
Dans le bicycle proprement dit, la roue de est beaucoup plus grande que la roue de de c'est h elle que se transmet directement la for trice au moyen de deux pédales sur lesquelles I cipédiste pose ses pieds. Le siège consiste petite selle de cuir supportée par une lame fixée à la fourche métallique qui relie les deux La direction est donnée h. l'aide du guidon, < dire d'une traverse horizontale fixée à l'exlrén périeure de la branche dans l'intérieur de 1 tourne la grande roue.
Les bicycles sont généralement pourvus d'il qui permet de modérer l'allure en cas de bes quelquefois d'une petite boite fixée derrière la contenant les clefs et autres accessoires scr démonter et à remonter l'appareil, d'un corne tisseur et d'une lanterne pour le cas où l'on voy pendant la nuit.
Il est naturellement essentiel que les dim d'un bicycle conviennent exactement à la t.
celui qui le monte. Une longueur d'entre-jambi
,T2 correspond à
une To
ue de l",3!! de diamè
Le bicycle, tel qu'il vient d'être décrit, est
212 LES EXERCK
leure machine pour la m uni; c'est le véritable ins est tellement léger qu'il i coup d'habileté, et qu'en lions il se détraque faci accidents. En tous cas, {
Bicy
voyages de longue haleini
et mal entretenues. La m
ces trajets est la " bicycl
de dimensions égales ; la première esi airecirice ei la
seconde motrice.
Le costume généralement adopté par les Incyclistes se compose d'une vareuse, d'une culotte descendant juste au-dessous des genoux, de bas montants et d'une casquette.
Avant de se servir d'un vélocipède, il importe de s'assurer que son jeu est aisé, qu'il est convenablement graissé et que toutes ses pièces sont en parfait ■état.
Il est beaucoup plus facile qu'on ne se l'imagine au
LE VÉLOCIPÈDE, début de monter eur un bicycle et de le diri; une simple question d'équilibre que quelqu de pratique suffiront presque toujours à d'une façon k peu près satisfaisante. Il es s'exercer d'abord sur une pente faible et 1 sans se servir des pédales, et en s'attachant diriger l'appareil au moyen du guidon. Si I' moment de perdre l'équilibre, il suiBt, pour l de tourner légèrement, au moyen du guidoi de devant du cûté où la chute menace de se
Quand on s'est suffisamment exercé à co bicycle sans se servir des pédales, on y a| pieds et on les manœuvre, en se dirigeant d' ligne droite, puis en décrivant des courbes.
Pour monter sur l'appareil, on se fere aider par un ami complaisant. Quand on au une habileté suMsante, on enfourchera la seul en la lançant légèrement et en courai montoir, puis en sautant en selle avec le si marchepied fixé à l'axe de la petite roue.
Quand on voudra descendre, on ralentir possible la marche de l'instrument, et l'on d'un moment oi'i la pédale gauche se trouven le plus bas de sa course pour porter sur ell du corps, passer la jambe droite par dessus et retomber légèrement sur le sol.
On peut, quand on descend une pente, d peu de repos aux jambes en les tenant hor appuyées près du pied sur des supports fourche dans l'intérieur de laquelle tourne I roue. Lorsqu'on a, au contraire, à gravir un peu raide, il est sage de descendre de vélocif
le diriger en marchant, au lieu de faire une dépcnf^e considérable de force qui ne produirait qu'une très médiocre allure.
En moyenne, la fatigue produite par l'usage du
vélocipède est à peu près égale à celle de la marche
pendant le même temps ; mais comme on fait beaucoup
plus de chemin, cette fatigue se trouve être beaucoup
relativement à la distance parcourue, llest, du
'ouvé que la lassitude déterminée par le vélo-
E dissipe beaucoup plus vite que la lassitude
méepar la marche.
le l'indique son nom, le tricycle a trois roues, lins vite que le bicycle, mais il est plus facile uvrer et il offre une plus grande sécurité. On truit de modèles différents, suivant l'usage m les destine, mais la transmission du mouvcste constamment la même que dans le cas du
la roue de devant est directrice et les roues ère sont motrices. On fabrique des tricycles à r sonnes.
■icycle de promenade est ordinairement très je tricycle de voyage est plus solidement
plus lourd; il est souvent muni à l'arrière nier en osier qui peut servir de malle. Cette : machine est employée par certains commerur la livraison des marchandises peu encom-
ibutant dans l'exercice du tricycle, il faudra un terrain uni et horizontal, et aller d'abord