FEMMES ROMAINES
nul de la famille ne dît ou ne fît en sa présence rien de déshonnête ou de grossier. Et, non seulement la pensée et les études, mais encore les jeux et les récréations des enfants devaient être dirigés avec piété et modestie. Nous voyons que Cornélie, mère des Gracques, Aurélie et Azîa, mères de César et d'Auguste, les élevèrent suivant ces coutumes, et elles en firent des princes.
Pais \ dans son Histoire de Rome^ après avoir prouvé que la légende de Coriolan prit naissance vers uïie époque bien moins ancienne que celle qui lui est assignée jusqu'ici par l'histoire, nous dit : « Les actions de Coriolan se révèlent à nous sous la forme d'une belle légende, où l'on peut trouver, comme déjà dans celle des Sabines, une nouvelle occasion de glorifier la vertu des femmes romaines. »
Quel respect les Romains éprouvaient pour la femme, Plutarque nous le dit lorsqu'il s'occupe des Sabines ^ qui « soignaient les blessés dans leur propre maison où elles leur montraient à quel point son gouvernement leur appartenait; combien leurs maris étaient attentifs à leur plaire, avec quelle affabilité ils les traitaient, et enfin comme ils les honoraient de toutes les façons. »
Les Anglais parvenus en Nouvelle-Angleterre durent se débarrasser de la plus grande partie des habitudes qu'ils devaient à la civilisation. Déjà les Romains avaient agi de même. Pour s'étendre par les conquêtes, ils avaient dû négliger les exemples de civilisation et les lumières que les Grecs et les Etrusques avaient apportées en Italie.