‹ Les exercices physiques et le développement intellectuelChapitre 141 sur 200 · PROGRÈS AMÉRICAINS · texte numérisé non relu

PROGRÈS AMÉRICAINS

richesses en des temps récents, par le moyen de Tindustrie ; et se modifler, d'une façon correspondante, les coutumes du peuple américain. De Caton à la constitution de TEmpire, deux siècles se sont passés ; tandis qu'il fallut moins de cinquante ans, aux Etats-Unis, pour arriver à la transformation que Ton sait dans l'existence de la femme.

11 y a vingt-cinq ans, on discutait encore en Amérique, pour savoir si la femme avait reçu de la nature la capacité d'enseigner, et si elle était en état de comprendre la somme de mathématique nécessaire au professorat. Il y a vingt-cinq ans, les adversaires de la femme criaient que si elle entrait dans le professorat, il faudrait en abaisser le standard^ ou comme nous le disons, le diapason ; et maintenant tout est changé. Les prévisions malveillantes ne se sont point réalisées. Et aujourd'hui, les professeurs souhaitent qu'il y ait des femmes sur les bancs des écoles ; qu'il y ait des femmes dans les universités, afin de tenir en haleine, par leur présence, l'émulation des étudiants.

La transformation qui modifia la condition de la femme, marche donc d'un pas plus rapide en Amérique que dans la Rome antique, mais les effets obtenus furent presque semblables. En 1888, comme on exécutait des fouilles à Rome entre la voie Salaria et la voie Pinciana, on découvrit la pierre funéraire d'une jeune fille pieuse, savante et versée dans la philosophie :

EUPllROSYNE.

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