Juther : Antike Turngerachte. Vienne
panem et circenses est resté célèbre ; aussi en aucun temps, dans aucun pays, les édifices construits en vue des courses n'atteignirent à la magnificence de ceux de Rome.
11 existe une différence profonde entre les Grecs et les Romains en ce qui regarde la chasse. A part, Xénophon dans son livre, cet art fut assez négligé par les premiers, pendant que dans le Latium, tous ressentaient pour lui une passion qui, de nos jours, existe encore. Une branche de la littérature latine naquit de cet art, sous le style des : Scriptores rei venaticœ ^ Le goût des chiens, et l'habitude d'aller à la chasse, tant pour les vieillards que pour les jeunes hommes, est une des coutumes romaines les plus caractéristiques.
Avec quelle habileté les Latins lançaient le javelot, nous nous en rendons compte en lisant la Guerre des Gaules de Jules César, par la façon dont tombaient les premiers rangs des ennemis, lorsque les légionnaires romains, formés en masse compacte, envoyaient contre eux leurs dards ; ils se préparaient ensuite à les combattre à Tépée. Les Romains se plaisaient, dans leurs jeux, à lancer le javelot qui devait percer de part en part un bouclier suspendu à quelque distance des joueurs. Silius Italiens nous parle des jeux institués par Scipion où on luttait d'adresse au jet du javelot.
Si Ton se borne à la lecture de Végèce et autres écrivains militaires, on peut se figurer que les vieux Romains n'avaient d'autre occupation que celle de s'endurcir en vue de la guerre ; on voit la jeunesse se harrassant tout le jour à
i. Bernhardy : Grumlriss der rômischen LiUeratur, 1872, p. 50.