LA GYMNASTIQUE EN ALLEMAGNE
enfin, ils donnent de longues périodes de repos. Les appareils fixes épuisent davantage.
En ce moment une évolution s'accomplit en Allemagne qui exercera une grande influence sur Tltalie elle-même : « L'Association générale allemande pour l'hygiène des écoles », Allgemeiner Deiitscher Verein fur Schulgesundheitspflege^ qui compte plus de dix mille membres, a tenu celte année son troisième congrès à Weimar, Cette société s'est développée sous le patronage des ministères de Tinstruction publique et de Tintérieur. Elle publie un important journal : La saine jeunesse {Gesunde Jugend), Et j'emprunte au troisième volume de la collection de ce journal, quelques passages qui feront connaître la nouvelle orientation de l'opinion pabliqué au delà du Rhin. Au cours de la première séance du congrès, M. Rumelin, conseiller supérieur de l'Empire, termina son discours par ces mots : « Les palestres de gymnastique, non seulement ne sont point utiles, mais encore elles sont nuisibles, j'en suis convaincu. » Et cette assertion si sévère fut applaudie par l'assemblée. . L'un des écrivains allemands les plus autorisés en matière d'éducation physique, le professeur Wickenhagen, lui répondit : « Vous ne visez ici que les palestres des écoles ; je désirerais que l'assemblée se prononçât sur d'autres établissements dont on s'est déjà préoccupé, malheureusement sans résultat. Il s'agit des instituts où se forment nos professeurs de gymnastique. Grâce à l'esprit de ces écoles, un bon maître croit fatalement que la gymnastique ne peut être enseignée autre part que dans les palestres. Nos professeurs de gymnastique sont formés en général par l'Institut de Berlin. L'instruction y est donnée dans un local avoisinant
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la Friedrichstrasse où les professeurs de TÉtat se livrent même en été à leurs exercices sous la lumière du gaz {marques d'approbation). Dans de telles conditions, il devient extrêmement difficile de combattre celte opinion ancrée chez presque tous, à savoir qu'ils ne peuvent professer la gymnastique que dans les palestres. Je crois donc qu'il conviendrait avant tout de remédier à ces conditions anormales présentées par rinstitut central. »
« Foin des palestres! (Fort mit den Turnhallen. Heraus aus den Turnhallen) .
« Les palestres sont trop étroites !
« Nous ne voulons plus de ces salles !
« L'air qu'on y respire est corrompu ! »
Telles sont les phrases qui recueillirent le plus d'applaudissements au congrès de mai dernier. Pour comprendre ce revirement d'opinion, nous devons tenir compte des grands progrès accomplis par Thygiène en Allemagne. Lorsqu'il fut démontré que la poussière d'une pièce remplie de monde, comme Test une palestre, devient extrêmement dangereuse et peut propager la phtisie et d'autres affections, le sol de ces salles fut planchéié.
En Italie, il existe très peu de palestres hygiéniques. Ce que Ton doit éviter surtout, c'est de les parqueter avec des planches qui, en se disjoignant, peuvent faire trébucher. Il est bon d'employor plutôt des pièces de bois en forme d'écaillés de poissons soigneusement encastrées les unes dans les autres. Du reste, les salles de gymnastique bien organisées ont un double parquet. Et ceux qui viennent s'y exercer sont obligés de changer de vêtements et de chaussures. En outre, un nombreux personnel de service