L'ÉDUCATION PHYSIQUE EN ITALIE
Von Schenkendorff rencontra en Allemagne tout un étatmajor de techniciens des plus compétents qu'il fit participer à la direction de son œuvre. Là est la raison de son succès. Je me fais un devoir de rappeler les noms des docteurs A. Schmidt, Kock, Vi^itte et Lorentz, des professeurs Raydt et Wickenhagen et de* Tinspecteur Hermann qui, tant comme écrivains que comme techniciens, jouissent d'une si grande autorité.
Mais un état-major est impuissant à gagner des batailles, il y faut encore des officiers subalternes entendus. Dans la Péninsule, nos cadres de gradés volontaires, si Ton peut s'exprimer ainsi, sont insuffisants. Aussi le Comité italien n'est-il pas parvenu à recruter des adhérents pour instituer ses sous-comités en province. Et les officiers faisant défaut, les soldats manquèrent aussi.
Mais si Téducation physique, au cours des vingt dernières années, a peu progressé dans les écoles, son succès a été au contraire grandissant parmi le peuple. Devenue Tun des besoins de la vie moderne, elle a su découvrir des moyens
Altona 1, Apenrade 1, Barmen 4, Berlin 6, Bochun 2, Bonn 10, Brunswick iQi Brèslau 2, Cobourg 1, Crefeld 4, Dantzick 1, Elberfeld 1, Essen 1, Francfortsur-le-Mein 7, Gelsenkirchen 2, Gôrlitz 10. Hadersleben 7, Hanovre 1, Karlsruhe 2, Khiel 3, Kœnigsberg (Prusse) 3, Ludvigshafen 1, Magdebourg 4, Munich 4, Neubrandebourg 2, Osnabriick 1, Posen7, Rendsbourg 3. Schewerin-sur-le-Mein 2, Solingen 1, Souderbourg-sur-Alfen 2, Stolp 5, Stuttgard 4. Pour les maîtresses, à Barmen 3, Berlin 4, Bonn 8, Brunswick 9, Breslau4, Francfort-sur-le-Mein 3, Hanovre 2, Khiel 1, Kœnisberg (Prusse) 4, Krefeld 1, Magdebourg 2, Nymphenbourg 1, Onasbriick 1, Posen 1, Stettin 1- En somme 3 878 professeurs y ont suivi 114 cours pratiques de jeux gymniques. Le nombre des maîtresses qui ont fréquenté les mêmes cours est de 2 021 réparties en 45 cours.
68 ^ L'AGONISTIQUE MODERNE
de diffusion en dehors des milieux scolaires, et elle se développe en dépit de Tindifférence des familles et du gouvernement. Pour s'en convaincre, il suffit de constater quelle transformation profonde la, bicyclette a apporté dans la vie des jeunes gens. Elle les a appelés au soleil et au grand air.. Mais pour utile qu'elle soit à l'éducation physique en général, et particulièrement à celle de la femme, cette transformation s'est opérée sans notre influence. La bicyclette, si commode et si rapide comme moyen de locomotion, s'est imposée fatalement ; les éducateurs n'y ont aucun mérite.
Si nous ne voulons passer pour des utopistes, il nous faut répondre à la question suivante : un réveil prochain doit-il être escompté pour l'éducation physique en Italie en dépit de Tindifférence du gouvernement et de l'administration scolaire ? Hé bien ! la rapidité plus ou moins grande de cette évolution dépendra, non seulement du bon vouloir des citoyens, mais encore de la promptitude avec laquelle pourront croître dans le pays la culture intellectuelle et la richesse. Les villes les plus opulentes de Ja Péninsule sont aussi celles où Téducation physique est le plus florissante, ce fait prouve bien que les conditions économiques sont les génératrices nécessaires de tout progrès.
En 1848, il n'existait à New-York aucune palestre, aujourd'hui, elles se comptent par milliers. De 1870 à 1885, leur quantité tripla; et de 1883 à 1900, elles devinrent sept fois plus nombreuses. Un avocat vit encore à Boston qui fut puni de six mois de suspension, lorsqu'il était étudiant, pour avoir fait flotter la première barque sur le lac du collège Harvard. Or, à l'heure actuelle, Técole des rameurs de cette univer-