‹ Les exercices physiques et le développement intellectuelChapitre 68 sur 200 · Luigi Credaro : La pédagogie de Herbart, 1902, p · texte numérisé non relu

Luigi Credaro : La pédagogie de Herbart, 1902, p

noms nouveaux à Tart modernisé de Téducation. Ils rappellent Socialpâdagogik ou encore Cultiirpàdagogik. Au premier aspect on incline à repousser ces dénominations qui semblent dire que la vieille pédagogie n'était aucunement sociale et ne prenait nul souci de la culture. Ceci cependant est exact, pour une part, tout au moins, car si nous visons les résultats obtenus, ils ne sont guère satisfaisants. Mais, il est également vrai qu'on pourra transformer sans peine cette vieille pédagogie en une science à tendances nouvelle^, en une science qui tiendra mieux compte des conditions actuelles de la société ; il est également vrai encore que cette science se fondera sur une connaissance plus large et plus profonde de la nature humaine. La santé et Tavenir des étudiants trouveront profit à cette transformation qui flattera aussi les professeurs dans leurs vues philosophiques ; car les sciences naturelles, reculant sans cesse les confins du savoir, ouvriront constamment aussi des voies nouvelles et de nouveaux horizons pour la connaissance de Tunivers.

De profondes dissemblances existent dans l'éducation de la jeunesse, chez les peuples civilisés. L'homme qui voyage, s'en aperçoit bientôt, sans qu'il lui soit nécessaire d'étudier les règlements des écoles. Lorsque, en 1893, j'ai ém\. sur T éducation moderne anglaise *, je ne m'imaginais certainement pas qu'une transformation si profonde s'opérerait au cours de

1. A Mosso : L'Education physique de la jeunesse, ch. n, p. 24.

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