‹ Les exercices physiques et le développement intellectuelChapitre 72 sur 200 · Charles Darwin : The desceni of Man, 1871, vol. I, p · texte numérisé non relu

Charles Darwin : The desceni of Man, 1871, vol. I, p

respiration devient plus profonde, et l'on éprouve un sentiment de plaisir malgré la fatigue qui peut résulter de ces exercices. Pour se rendre compte de Teffet physiologique du mouvement, qu'on pense au bien-être que Ton ressent à s'étirer les membres après un long repos, avec la distraction, ou si Ton veut, avec Tennui de bâillements prolongés. Ce plaisir inconscient est si profondément ressenti par l'organisme, que nous ne pouvons pas arrêter cette détente des muscles, même en essayant de la dominer par la volonté.

On dit des enfants qui ne peuvent demeurer une minute tranquilles, qu'il leur coule du vif-argent dans les veines. Cette image a, pour nous autres psychologues, une signili7 cation profonde, et si Vhomme mûr est moins remuant que durant son enfance, cela tient tout simplement à des causes matérielles et organiques. Le souvenir des choses parlées et écrites, lesquelles tiennent tant de place dans l'éducation , a son siège dans les cellules qui font mouvoir les muscles de la face, du torse, des jambes et des mains. Ces centres psychomoteurs se développent lentement au cours de l'enfance; le cerveau de l'homme naissant est moins parfait que celui des animaux.

Le développement de l'intelligence marche de pair avec le développement matériel du cerveau. L'intensité de la vie dans les cellules nerveuses de ce cerveau, une nutrition plus riche des circonvolutions qui, chez lui, président aux fonctions psychiques, s'extériorisent par des mouvements auxquels obéissent les forces motrices de ces mêmes cel-

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