‹ Les exercices physiques et le développement intellectuelChapitre 76 sur 200 · Revue de Paris, 1902, n · texte numérisé non relu

Revue de Paris, 1902, n

l'exercice, et elles fournissent des données statistiques sur les différences que Ton remarque, suivant les sexes, dans le surmenage du cerveau, et dans les altérations que présente la mémoire en diverses occurrences.

La physiologie de l'attention intéresse aussi la pédagogie. On la néglige pourtant dans les facultés de philosophie. Aucune chaire n'a été créée pour y enseigner les méthodes qui pourraient servir à mesurer le phénomène de l'attention et celui de la perception par lesquels s'explique les processus psychiques.

Les variations, la marche et l'intensité de ces phénomènes, les faces diverses qu'ils présentent dans les écoles, suivant l'âge et l'état de fatigue des sujets, voilà un très vaste champ d'études. Mais la spéculation n'y suffît pas ; il y faut des investigations, et c'est à leur aide que Ton se rendra un compte plus net du développement intellectuel des enfants.

J'ai consacré la meilleure part de ma vie à des travaux touchant la fatigue, l'éducation physique, la circulation du sang dans le cerveau de l'homme, la variation des mouvements du cœur, de l'appareil respiratoire et des vaisseaux sanguins pendant le travail intellectuel.

Mais je n'insisterai pas sur ces travaux bien que chacun d'eux montre avec évidence les relations qui existent entre l'âme et le corps.

Ce n'est pas la physiologie seule qui découvre, en étudiant les fonctions des organes, celle dépendance réciproque dans laquelle se trouvent, Tun par rapport à l'autre, le côté intellectuel et le côté matériel qui se confondent dans notre moi. Voir, à l'aide du microscope, les cellules pyramidales qui au cours de l'enfance, s'accroissent lentement,,

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