‹ Les exercices physiques et le développement intellectuelChapitre 78 sur 200 · LA LUTTE DES CELLULES · texte numérisé non relu

LA LUTTE DES CELLULES

surprend alors ces lois qui gouvernent la matière vivante, et il voit tout ce qu'il entre de forces naturelles dans les manifestations de Tâme. L'histoire des êtres vivants ne connaît pas de pages plus sublimes que celles que l'on a écrites sur le développement ontogénétîque ; et d'autres, tout aussi belles, ont été inspirées par les rapports qui existent entre la structure des organes et leurs fonctions. A l'aphorisme de la lutte pour la vie qui permit à Charles Darwin de transformer si profondément l'étude de la biologie, les physiologistes modernes substituent un concept plus élevé et plus fécond : « La lutte des cellules ». Les cellules et les fibres les plus actives de notre organisme sont aussi celles qui se nourrissent le mieux, et qui croissent et vivent de la façon la plus intense. Mais les cellules des tissus qui restent inactives sont condamnées fatalement à s affaiblir et à s atrophier; et quand elles ont succombé dans la lutte, elles disparaissent. D'oîi cette loi : « L'activité et l'exercice sont les conditions essentielles de la vie. » D'oîi encore cet axiome, simple mais merveilleusement lumineux : « La fonction génère l'organe». A lui seul, il pourrait donner matière à un traité de philosophie naturelle. Dans la vie, être et agir sont si indissolublement liés que, connaissant la structure d'un organe, on en peut déduire la fonction.

Caressons Tespérance que bientôt l'art de l'éducation ne mérite plus d'être nommé une archéologie des idées^ comme l'a fait Ardigo avec sa grande compétence.

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