‹ Les exercices physiques et le développement intellectuelChapitre 89 sur 200 · Uéducalion physique de la jeunesse y ch. xii · texte numérisé non relu

Uéducalion physique de la jeunesse y ch. xii

préoccupe ; et c'est pourquoi nous devons pousser les jeunes gens à sortir d'une indolence et d'une torpeur qui abaissent leur caractère.

Nous donnons trop d'importance au travail intellectuel, et trop peu, ou point du tout même, au labeur musculaire. Spencer qualifie cette erreur; il l'appelle over-valuation of teaching. Le Gouvernement a encore aggravé cet état ^anormal de nos écoles : il a exigé, en effet, des jeunes gens Texamen de licence et une culture supérieuife, pour leur accorder un poste dans les administrations publiques. Un peu de service militaire ne ferait pas de mal aux employés civils ; cela donnerait à tous ceux qui désirent être fonctionnaires une plus grande valeur au point de vue physique. Mais notre société n'est pas encore assez avancée sur la route du progrès pour accepter cette idée. Les innombrables demandes d'emploi que Ton adresse au Gouvernement l'obligeant à faire une sélection parmi la multitude des solliciteurs, les députés ont exigé d'eux comme critérium de leur capacité à servir l'État, Texamen de licence des lycées, et ce fut une faute capitale ! Il était malaisé de ne la point commettre, je l'admets; mais c'est grâce à elle que la jeunesse fut, je ne dirai pas poussée, mais bien traînée dans les écoles à son corps défendant. L'industrie, le commerce, l'agriculture, et avant tout la colonisation, nous guériront de ce mal ; mais l'évolution sera lente. Pour que les écoles désemplissent un peu, il faudrait d'abord que le désir de l'indépendance personnelle se développât dans le

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