ESSAIS EN ITALIE
les programmes d'études, d'introduire dans les horaires des repos plus longs, de doter les institutions d'un plus grand nombre de pièces, afin que les classes étant plus judicieusement réparties, les jeunes gens ne restent pas trop longtemps rassemblés dans les mêmes salles. Enfin une bonne aération, des salles de bains, la propreté des bancs et des planchers, l'observation de toutes les règles de Thygiène et surtout des palestres à l'air libre et des jeux, tels sont les remèdes qui, nous l'espérons, feront promptement redescendre la mortalité des étudiants au niveau de celle des jeunes gens qui vivent dans d'autres conditions.
Le Gouvernement a déjà tenté deux fois en Italie de diriger les étudiants des facultés de lettres et de philosophie vers l'éducation physique. Ce fut d'abord sous le ministère de Sanctis, quand celui-ci avait pour secrétaire général M. Brioschi, et il y a déjà plus de trente ans qu'eut lieu à Turin le premier cours ayant pour objet d'attirer à renseignement de l'agonistique les jeunes gens qui se destinaient à la carrière du professorat. La seconde tentative se fit par le ministère Codronchi, en 1897, et j'ai raconté ailleurs quel fut le résultat de cette initiative, et comment un décret royal institua un diplôme universitaire^ à cet effet. A Turin, le professeur Luigi Paglianî, le maître Giuseppe Bertoni et moi, nous commençâmes à professer un