‹ Les exercices physiques et le développement intellectuelChapitre 92 sur 200 · A. Mosso : La ri for ma delV éducazione · texte numérisé non relu

A. Mosso : La ri for ma delV éducazione

Mosso. 12

cours de science ^mnique à Tusa^e des enseignants. Vingtcinq étudiants de l'Université s'étant fait inscrire, nous le continuâmes pendant deux mois. Mais l'entreprise fut interrompue par suite de la chute du ministre Codronchi; son successeur, M. Gallo, déclara qu'avant de publier les programmes pour l'obtention du diplôme d'éducation physique, il voulait présenter un projet de loi au Parlement; et l'on en resta là^

Cependant, ce ministre, c'est-à-dire M. Gallo, s'étant prononcé en faveur de l'innovation ci-dessus énoncée, on pouvait du moins escompter l'avantage de la voir adopter par ceux qui Tentouraient. Cependant, l'opposition ne fit pas défaut. On craignait que les étudiants en lettres et en philosophie, et ceux qui s'occupaient de sciences physiques et naturelles, déjà surchargés par le programme des études, ne fussent pas facilement amenés à prêter leur concours à l'éducation physique. Il est vrai qu'à cette objection, on répondait ceci : puisqu'on Angleterre, en Allemagne et en Amérique cet inconvénient n'existe pas, pourquoi se produirait-il chez nous? D'ailleurs, la perspective d'une compensation se traduisant par une augmentation de traitement pour s'occuper en plein air d'exercices agréables, était un attrait offert à ceux qui se sentaient disposés à se livrer à cette étude, et capables d'y réussir.

Mais l'opposition la plus forte vint de ceux qui considéraient comme une offense à la dignité de TUniversité d'y voir introduire des maîtres de gymnastique : le vieux pré-

1. Je donne en note le projet de loi du ministre Gallo, et quelques notes concernant le cours d'éducation physique qui a été fait Tanaée dernière à Turin ayec la participation de la société de gymnastique.

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