‹ Les ExilésChapitre 29 sur 65 · CHIO · texte numérisé non relu

CHIO

CIlio, Pile joyeuse, est pleine de sanglots. Au fond d'une demeure oii l'on entend lesjlots, La jeune fille morte, 6 père misérable! Dans ses longs cheveux blonds dort sur un lit d'érable Ses yeux de violette, hélas! quand le jour luit, Contiennent à présent la formidable nuit. O dieux ! c'est le moment oîi fleurit la pervenche ! Le père avec horreur tordaiit sa barbe blanche. S'en est allé gémir sur le bord de la mer. Dans V abime grondant il verse un fleuve amer. Et marche, déchiré par sa douleur sans bornes

La jeune file dort. Trois divinités mornes. Leurs beaux voiles épars et leurs cheveux flottants . Sont là debout, tressant les roses du printemps Près de la morte en feur qu'elles avaient vu na'tre.

I 14 LES KXI LES.

Et se plaignent. Soudain, un disciple du maître S^avance et, les voyant, leur dit : k Qiie faites-vous Auprès du lit où s^ est penché ce front si doux, O déesses, {car tout en vous fait qu''on devine L'immortelle splendeur d'une race divine,) Puisque les dieux, exempts du mal et du remords, Ne sauraient sans souillure être en face des mort:<, Eux dont la Joie immense et pure suit les traces? »

// dit. Mais Aglàia, la plus jeune des Grâces, Se tourna vers ses sœurs pâles, et faisant voir Au disciple ébloui dans la pourpre du soir Leurs visages mouillés dhine rosée ambre. Murmura : « Nous pleurons sur la file d'Homère. »

Février 1864.

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