‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 109 sur 187 · LIVRE lU, CHAPiTRË lU. 24B · texte numérisé non relu

LIVRE lU, CHAPiTRË lU. 24B

A Yejixémiié du village, les canonnières furent arrêtées jpar un liarrage de jonques amarrées avec des chaînes^ barrage soutenu par une baiterîe de ^uinze^pièces d*artiUerle; mais leurs défenseurs avaient 4isj»aru.

Lu — Les deux amiraux, après avoir oi^anisé Toccupation des positions conquises, s'étaient de lïouveau embarqués sur le Slamy pour remonter en rivière, afin d'étudier soigneusement son cours, et de prévenir toute attaque imprévue de ce côté. — Arrivés devant celte estacade, les commandants en chef décidèrent qu'ils la conserveraient pour protéger les bâliments contre les brûlots que l'ennemi pourrait encore laaeer da haut du fleuve;; la garde en fut confiée aux canannières françaises, la Dragonne et la Fmée^ et à deux canonnières anglaises. — D'autres bâtiments prirent position au coude de Ja rivière, à l'endroit même où se tnouvait la batterie d'enfilade chinoise, formant ainsi une bocme ligne de communication Jusqu'à ceux qui assuraient la garde des forts.

On savait par les prisonniers qiue les troupes impériales étaienl en retraite sur Tieu-tsin. — Les commissaires ehbiois s'étaient arrfetés à un village sitiaé à trois lieues au-4essus de Ta-koo, et (k cet endroit avaieat ex* pédié des courriers à Pé-king, pour porter à la connais-^ sance de îa cour impériale ia pyisc des forts du P«[-ho.

LL — Il ne fallait point perdre de vue le projet formé par les amba^adenrs de ren^nter cette rivière pour se

rapprocher de Tien-tsin. Le rapide triomphe que l'on venait d'obtenir devait faciliter cette opération, et la présence des forces navales alliées dans le haut du fleuve pouvait exercer une favorable influence sur l'esprit des hautes autorités chinoises, en leur enlevant tout espoir de prolonger plus longtemps les formes évasives de leur politique habituelle.

Dès le 22, deux canonnières anglaises de petite dimension, ayant à bord les amiraux, avaient dépassé l'estacade et avaient poussé une première exploration . — L'examen ' des conditions générales de la rivière et des sondes fit espérer aux deux commandants en chef qu'il leur serait possible de remonter assez haut.

Le lendemain, l'amiral Rigault de Genouilly arborait son pavillon sur r Avalanche, commandée par le lieutenant de vaisseau Lafond ; l'amiral Seymour arborait le sien sur le Coromandel; la Fusée et trois canonnières anglaises avaient aussi reçu l'ordre d'appareiller.

A six heures et demie, la flottille lève l'ancre par un temps superbe et dépasse l'estacade des jonques. Deux petites canonnières anglaises ouvrent la marche, sondant et explorant le fleuve; puis viennent la Fusée et r Avalanche, — Le Coromandel et deux canonnières anglaises ferment la ligne. — L'ingénieur hydrographe, M. Ploix, est sur la canonnière d'avant-garde pour signaler les passages dangereux et recueillir les sondes que contrôle à son tour chaque navire.

De forts détachements d'infanterie de marine anglaise et française ont été embarqués, et les canonnières

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