‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 124 sur 187 · LIVRE IV, GHAPITBfi î · texte numérisé non relu

LIVRE IV, GHAPITBfi î

délai possible, ils seront dirigés sur Singapour. La démonstration contre la Gochinchine demande à être exécutée sans aucune perte de temps. Vous vous en chargerez vous-même, si votre présence n'est pas indispensable sur les côtes de la Chine. Dans le cas contraire, vous désignerez pour la faire celui de vos officiers supérieurs, placés sous vos ordres, qui vous inspirera le plus de confiance.

« Pour renoncer à agir immédiatement il faudrait ^'il fût véritablement nécessaire de maintenir la totalité de vos forces dans les eaux du Géleste-£mpire. »

Nous avons dit précédemment quelles raisons impéN^ rieuses avaient empêché le contre-amiral R. de Genouilly d'exécuter immédiatement les ordres de l'Empereur. Les événements qui se passaient en Chine ne permettaient pas au commandant en chef une action immédiate contre les Anamites. Les deux bataillons de dé* barquementy seules troupes disponibles, utilement employés sur les hauteurs de Canton devaient fournir entièrement, jusqu'à Tarrivée des renforts attendus de France, la force d'action destinée à opérer dans le nord de la Chine.

« Ma présence à Canton (écrivait l'amiral au ministre) est nécessaire pour quelque temps encore; d'autre part, f aurais eu les moyens d'agir, que (%s moyens étant trèsrestreints, je n'aurais pu remettre à aucun officier^ si digne de ma con^ance qu'il soit, le soin de l'honneur des arme» de rSmpereàr. »

272 CAMPAGNE DE COGHINCHINE.

y. — Il fallait, en effet, les considérations puissantes des nouvelles éventualités de guerre avec le gouvernement chinois, pour empêcher Tarairal de se rendre immédiatement en Gochinchine, car, quelques mois auparavant, la tête d'un nouveau martyr venait de tomber sous le couteau de l'exécuteur , celle de Mgr Diaz, religieux espagnol de l'ordre de saint Dominique. — Cette exécution, que plusieurs autres aussi douloureuses avaient précédées, répondait à Tachamement nouveau que prenaient, depuis quelque temps, les persécutions contre les chrétiens.

c Les églises ont été rasées (écrivait-on à cette époque); les missionnaires ont été arrêtés ou sont en fuite, les écoles sont fermées; ces pauvres chrétientés sont frappées de tous les désastres, »

L'amiral avait pu un instant espérer qu'il serait possibfe d'arracher aux bourreaux cette nouvelle victime. En effet, les missionnaires de Hong-kong, en instruisant le commandant en chef de la division navale des barbaries exercées contre les chrétiens, lui faisaient savoir l'arrestation de Mgr Diaz, qui avait été incarcéré, la chaîne au cou, dans la ville de Nam-ting, située près des côtes.

« En même temps (écrivait Famirafl , en rendant compte de ces faits au ministre), le ministre de France m'envoyait de Macao une des personnes de sa légation, pour m'annoncer la même nouvelle et me consulter sur la suite à donner à une requête qui lui était adressée par M. le consul général d'Espagne en Chine, requête qu'il me priait d'accueillir favorablement. M. le consul

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