‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 127 sur 187 · LIVRE IV, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CHAPITRE I

tation jusqu'à leurs sommets, viennent baigner leurs pieds dans la mer. En gagnant le fond de la baie, elles s'éloignent aussi insensiblement de la rive et donnent accès à des terrains cultivés en rizières, où se groupe un petit nombre de maisons qui servent d'habitations aux pêcheurs. — A ces rizières succède une grande nappe de sable complètement aride, qui se termine aux montagnes dites : montagnes de marbre.

Le 1" septembre, dans la matinée, une embarcation avec pavillon parlementaire s'avança vers le fort de l'Observatoire. Le commandant Reynaud, chef d'élatmajor de la division, qui montait cette embarcation, remit un pli adressé au gouverneur des forts, en demandant que ce papier lui fût porté sans aucun retard. — C'était une sommation de remettre ces forts aux mains du commandant en chef de l'escadre française.

Deux heures étaient accordées au gouverneur. — Ce délai expiré, si' la sommation était restée sans réponse, les forts devaient être enlevés de vive force.

XII. — Les bâtiments ont pris leur mouillage indiqué dans le dispositif de l'attaque, et attendent le signal d'appareiller pour entrer dans la baie ; ils sont sur trois colonnes (1). V Alarme se tient près de la Némèsis, pour transmettre les ordres de l'amiral.

(1) 1" colonne.

2« colonne.

3« colonne.

(Colonne de gauche.)

Phlégéum.

Dragonne,

Gironde.

Némésis.

Fusée,

Saône»

Primauguet.

Mitraille.

Dordogne.

m Cano.

Meurthe.

280 GAIPAGNE DE GOCHINGHINE.

^i les Cochinchinois sont décidés à défendre à outrance l'entrée de la baie, la journée peut être rude et le succès chèrement acheté , car l'armement des batteries et des forts est considérable, et les bâtiments, pour aller prendre leur poste de combat, doivent passer sous le feu des forts du Nord, de la batterie rasante placée à son pied, et du fort de TObservatoire.

Les deux heures accordées au gouverneur sont écoulées, la sommation catégorique de l'amiral est restée sans réponse ; les bâtiments pénètrent dans l'inlérieur de la baie, dans Tordre indiqué :

XIII. — La Némésis prend poste par le travers du fort de l'Observatoire. -- Le Phlégéton et le Primauguet sont chargés de réduire la batterie rasante qui borde la mer. L'Avalanche, passant derrière la Némésis , vient s'embosser devant la batterie de l'Aiguade ; la Dragonne imite le mouvement de l'Avalanche et se place à une distance de cinq à six encablures du grand fort du Nord, contre lequel cette canonnière doit diriger ses feux.— Les obusiers de ces deux bâtiments, chargés à mitraille, sont prêts à balayer la jetée de l'îlot de l'Observatoire, si l'ennemi essaye de la traverser.

La Gironde, la Saône, la Dordogne, et la Meurthe, sont prêtes à soutenir, selon les éventualités, les différentes attaques.

Les canonnières la Mitraille, la Fusée, l'Alarme et l'aviso espagnol el Cano, traversent la baie et viennent prendre position à l'entrée de la rivière de Tourane, à une dis-

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