‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 13 sur 187 · LITRE I, CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

LITRE I, CHAPITRE IL

etponr défendre en Chine les intérêts chaque jour plus compromis du commence, de la civilisation et du christianisme.

GHAPITEE II.

XXL — Un événement imprévu vint déranger les combinaisons diplomatiques, ei mettre subitement l'Angleterre aux prises avec l'Empire chinois.

C'était un incident en apparence futile, mais auquel les Anglais donnèrent un grand cachet de gravité, par suite de l'amertume et de l'irritation qui depuis plusieurs années existaient dans les relations des deux nations, et par suite de la conduite tenue en cette circonstance par le commissaire impérial. — Les esprits étaient trop aigris, pour que l'afiFalre du bâtiment Arrow n'amenât pas une sérieuse collision.

Voici les faits tels qu'ils ressortant des documents nombreux qui ont été produits pour les débats des deux chambres anglaises, sur la question de la Chine.

L'arrestation du lorcha (1) i4rr(?u? est ainsi racontée par

(!) Vn lorcha est «a graad bateau ponté. Cette dénomination leur vient des Portugais.

M. Laurence Olipliant, secrétaire particulier de lord Elgin, dans son livre sur la Chine (1).

XXII. — « On se souvient que, le 8 octobre 1856, un corps de soldats chinois, commandé par un officier, aborda le lorcha Arrow, bâtiment enregistré d'après une ordonnance rendue à Hong-kong dix-huit mois auparavant, arracha le pavillon et enleva l'équipage chinois, en refusant d'écouter les remontrances du capitaine et du consul, sous prétexte que ce bâtiment n'était pas anglais, mais chinois. Ses papiers étaient alors au consulat, mais le terme de son enregistrement élait expiré depuis plus d'un mois. M. Parkes soutenait pourtant que ce bâtiment avait droit à sa protection, d'après l'article 10 de l'Ordonnance, puisqu'il n'avait pas paru dans les eaux de la colonie, depuis le jour où expirait son enregistrement. M. Parkes écrivit aussitôt au commissaire impérial Yeh pour se plaindre de cet outrage, et pour offrir d'examiner toutes les accusations qu'on pourrait présenter

(1) M. Laurence Oliphant fit d'abord partie de l'ambassade de Chine comme secrétaire particulier. Lorsque Phonorable T. W. A. Bruce , secrétaire d'ambassade, retourna en Angleterre, chargé du traité de Tien-tsin , M. Oliphant le remplaça dans le poste qu'il occupait.

Il est à regretter dans un livre d'ailleurs intéressant par les détails qu'il renferme , de voir son auteur se livrer à un système de dénigrement envers la France qui avait uni son drapeau à celui de l'Angleterre, et y mêler des plaisanteries railleuses , sans portée aucune , mais déplacées dans un écrit sérieux ou du moins qui tend à l'être. Du reste , la parfaite intelligence qui n'a cessé de régner un seul instant entre les plénipotentiaires et les commandants en chef, est la meilleure réponse à faire à M. Oliphant.

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