‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 138 sur 187 · LIVRE ly, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE ly, CHAPITRE II

dans le Peï-ho, subordonné aux courants dont la Tic* lence ne permettait pas des'embosser. Les forts devaient être canonnés d'enfilade par les pièces, soit de chasse^ soit de retraite,. du Phlégéton et du Primauguet^ qui pre* naient à cet effet un mouillage convenable. Les canonnières sous vapeur devaient manœuvrer pour présenter le travers et soutenir l'attaque des deux bâtiments. — Le feu de l'ennemi une fois éteint, les troupes étaient jetées à terre, formant, selon les nécessités de l'attaque, une ou deux colonnes.

XXXV. — « Afin d'avoir toujours sous la main une force prête pour les débarquements (écrit l'amiral dans sa dépêche au ministre), je distribuai sur le Primauguet^ le Phlégéton^ VA'oalanche^ V Alarme et Vel CanOy trois compagnies d'infanterie française, sous le commandement du colonel Reybaud et du chef de bataillon Des Pallières, deux compagnies d'infanterie espagnole, sous les ordres du chef de bataillon Palanca, et un détachement d'artillerie de marine. Les chaloupes et les can«ts tambours étaient remorqués par les corvettes et les canonnières. Ces canots tambours portaient les canons rayés en bronze du capitaine Lacour, manœuvrant sur leurs affûts de campagne, grâce à un procédé très-ingénieux imaginé par cet habile et brave officier. Le capitaine du géiîie Gallimard et quelques sapeurs d'élite étaient embarqués sur le Phlégéton»

« C'est avec l'ensemble de ces forces, que du 1 1 au 15 février, j'enlevais successivement les forts de Onghia,

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de Biguckague et de Kiala, ceux de Tangray et de Tanky, et que j'arrivais dans la soirée du 15 près des deux forts conslruits sur les plans d'ingénieurs français, qui défendent au sud la \ille de Saigon (1). »

XXXVI. — Celle course où l'amiral marchait d'aUaque en atlaque et de succès en succès, ne s'arrôtant devant les forls et devant les eslacades que le temps nécessaire pour les enlever et les détruire, ne se fit pas sans qu'il rencontrât souvent une rude résistance. Il avait fallu briser deux estacades. Tune au-dessus du fort d'Onghia, l'autre devant le fort de Biguekague même. — - L'ennemi S.Î défendait vaillamment, jusqu'au moment où nos boulets et nos projectiles jetaient le désordre et l\ destruclion dans les forts , aidés par les balles de nos habiles tireurs qui, placés dans les hunes, tuaient à leurs pièces les canonniersanamites. — Au fort d'Onghia notamment, l'Avalanche, capitaine d'Osery, reçut de nombreux projectiles qui. brisèrent ses agrès et lui causèrent des avaries.

Les compagnies de débarquement avaient aussi rencontré de sérieuses difficultés par la nature des terrains vaseux noyés à mer haute, dans lesquels souvent ils enfonçaient à mi-jambes. — Les ouvrages cochinchinois étaient protégés par de nombreux chevaux de frise et par des trous de loup hérissés de piquants de bambous

Dépêche du vice-amiral Rigault de Genoiiilly à Son Excellence le Ministre de la marine. 28 février 1809. «

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