LIVRE I, CHAPITRE II
étaient armés décent cinquante canons de tout calibre, depuis le 36 jusqu'au 4. »
On le voit, la flottille anglaise ne rencontrait nulle résistance; car, pendant que l'amiral enclouait les canons des ouvrages dont il venait de s'emparer, détmisait les affûts, incendiait les forts eux-mêmes, et se dirigeait sur Canton, leSampson auquel était venu se rejoindre ^jBarracouîa s'emparait aussi du fort de Bleinheim et de celui de Macao, importante position qui s'élevait sur une île au milieu de la rivière, et que protégeait quatre -yingtsix bouches à feu.
Tels étaient les premiers actes de guerre par lesquels le contre-amiral Seymour espérait dompter les refus dédaigneux du commissaire impérial Yeh.
Il lui fit donc connaître son arrivée devant Canton et les mesures agressives qu'il avait cru devoir adopter, ainsi que son intention très-formelle de les continuer contre les fortifications de la ville elle-même , les bâtiments publics et les vaisseaux du gouvernement.
XXV. —La réponse de Yeh ne fut point satisfaisante; et Tamiral, poursuivant le plan arrêté entre lui et sir J. Bowring, se prépara à agir énergiquemeut.
L'amiral craignait avec raison que les Chinois incendiassent les factoreries; aussi, dès le 24, il donnait des ordres pour protéger cet établissement commercial, et des soldats de marine venaient appuyer les détachements déjà jetés à terre.
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Aussitôt que le débarquement fut effectué, Tamiral Seymour vint se replacer devant le fort de Macao.
Le signal de Tattaque fut immédiatement donné, et les marins anglais enlevèrent , sans résistance aucune^ le fort du Nid (TOtseaux, anné de trente-cinq canons. Un autre fort plus petit, situé en face de la ville, pouvait, par sa situation dominante, causer de grands dégâts dans les factoreries ; il fut aussi enlevé. — A l'entrée du passage de Macao, les Chinois abandonnèrent Jes forts du Shamin, dont les canons furent encloués et les caissons détruits.
Ces premières opérations accomplies, le reste des soldats de marine fut envoyé à terre ; des postes avancés et des batteries furent établis sur tous les points qui ne paraissaient pas suffisamment protégés contre un retour offensif des Chinois sur les factoreries. Il était en effet incompréhensible qu'ils aient laissé la marine anglaise s'emparer successivement de tous les forts, sans coup férir.
Le capitaine W. K. Hall prenait de son côté toutes les mesures nécessaires pour garantir les bateaux de la dérive des brûlots, et se garder contre toute attaque par eau.
XXVI. — Le 25, l'amiral fit occuper un Ilot fortifié, appelé la Folû hoUandaîse. Le fort armé de cinquante canons était en face de la ville, et permettait de battre vigoureusement en brèche l'enceinte fortifiée de Canton. — Cent quarante hommes de garnison vinrent s'y installer av^c le capitaine Rolland du Calcutta,