‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 159 sur 187 · LIVRE IV, CHAPITRE III. 3/i · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CHAPITRE III. 3/i

liées, refoulant l'armée anamite que l'artillerie des bâtiments poursuit dans sa retraite.

Cette colonne de gauche commandée par le capitaine de frégate Faucon, après avoir traversé la rivière sur les embarcations de la flottille et de la rade avait selon ses instructions pris terre près de la batterie des Rosiers; . après avoir enlevé cette batterie, elle se dirigeait en droite ligne à travers la plaine, vers le camp du Mirador, afin d'opérer sa jonction avec la colonne de droite.

L'amiral marchait avec la colonne du centre, commandée par le colonel Luiz de Lanzarote; elle cheminait entre les deux autres, pour pouvoir se jeter soit à droite, soit à gauche, en masse ou par fractions, suivant les circonstances; elle eut l'honneur des premiers coups de feu, en enlevant les forts dits du Barrage et du magasin au TiZj ainsi qu'un premier camp retranché qui reliait ces deux ouvrages. — Elle vint ensuite se masser dans la plaine, prête à soutenir l'attaque sur le Mirador.

A 10 heures, l'ennemi était chassé de toutes les positions dont on avait résolu de le déloger.

Les ouvrages, dont les alliés s'étaient si rapidement emparés, étaient au nombre de vingt, et comptaient un armement de cinquante-quatre bouches à feu.

LXVIL — « Ce résultat (écrit le commandant en chef) est dû à la vigueur et à l'habileté qu'ont montrées les chefs de colonne, le colonel Lanzarote, le capitaine de vaisseau Reynaud et le capitaine de frégate Faucon, parfaitement

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secondés par les officiers supérieurs des deux nations, placés sous leurs ordres.

« Je mentionnerai spécialement parmi les officiers supérieurs le chef de bataillon Dupré-Deroulède, qui a été le premier à arborer le drapeau français sur les lignes ennemies, dans un ouvrage voisin du fort de TOuest* en même temps que le commandant Gonzalès escaladait ces mêmes lignes sur un antre point.

« Comme en toutes circonstances, le chef de bataillon Martin Des Pallières, s'est montré habile et vaillant militaire, et le commandant Reynaud se loue éminemment du concours qu'il lui a prêté. Le colonel Lanzarote cite particulièrement le commandant Ribera, son chef d'état-major, qui a enlevé les troupes lors de l'attaque du fort dit : des Magasins au riz^ dans lequel l'ennemi a fait une courageuse résistance; ^'artillerie des ouvrages enlevés par les trois colonnes a été détruite, à l'exception de celle qui armait les batteries avoisinant la mer; celle-là a été embarquée.

« A 10 heures, je faisais rentrer toutes les troupes dans un camp retranché construit par les Ânamites dans le voisinage du fort de l'Ouest et dont le commandant du génie s'était occupé sur-le-champ de retourner contre eux les défenses principales. »

LXVIII. — Ainsi le soir du 8 mai, nous campions dans les ouvrages mêmes de l'ennemi. Les Cochinchinois s^étaient défendus avec une opiniâtreté, qui puisait évidemment sa source dans la puissance et le nombre de

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