CHAPITRE PREMIER
I. — La Chine est encore pour nous autres Européens envdoppée de mystère. Sa politique, son commerce, ses mœurs n'ont point fait un pas depuis des siècles et la civilisation n'a pu atteindre ses rives lointaines. Tout contact avec des étrangers fait horreur au peuple chinois. A ses yeux, nous sommes les barbares; et nous voir pénétrer dans l'enceinte de ses villes entourées de formidables murailles, lui semble une insulte et raie profanation.
Là aussi, la religion chréti^iue a eu et a encore ses martyrs ; là aussi, les audacieux et infatigables missionnaires se sont vus poursuivis, traqués de refuge en refuge, et condamnés à d'affreuses tortures.
IL — L'empire chinois est à lui seul presque aussi grand que l'Europe. Son commerce s'exerce dans rktérienr de l'empire, qui ccmipte, d'après la statistique officielle, près de quatre cents millions d'habitants.