‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 4 sur 187 · V. rèlMMÇîW'PE CflllîE · texte numérisé non relu

V. rèlMMÇîW'PE CflllîE

Le système gouvernemenlaT* t[tri*'régil ce peuple étrange touche par ses racines aux temps les plus reculés et serait curieux à étudier : mais il n'appartient pas au cadre de ce travail d'entrer dans de longs détails- à ce sujet, quelque intéressants qu'ils puissent être; contentons-nous donc d'en esquisser les principaux traits.

Bien des appréciations diverses ont été portées sur le Céleste-Empire. Les uns en paraissent enthousiastes, et le donneraient volontiers pour modèle au monde européen; ils montrent comme une grande et belle idée, cette sorte de patriarcat, qui régit la famille et l'État ; — le père absolu dans son intérieur , comme le gouverneur dans sa province, l'Empereur dans son empire, absolutisme tempéré par la responsabilité de chacun et de tous, et qui monte à différents degrés , du plus pauvre au plus riche, du plus obscur au plus puissant. — Les autres, au contraire, prennent en pitié ce peuple qui s'agite depuis tant de siècles, sans faire un seul pas en avant, chez lequel le travail de la pensée humaine n'est qu'un recueillement stérile dans les cendres du passé, et dont les révolutions et les guerres civiles ont répandu beaucoup de sang, sans faire germer une idée.

III. — Il ne faut être trop absolu ni dans un sens ni dans un autre; mais ce qui est évident à tous les yeux, c'est la résistance systématique qu'apporte le gouvernement de la Chine, toutes les fois qu'il s'agit de nouer des relations commerciales avec les autres nations,

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