‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 32 sur 187 · LIVRE I, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE III

les ordres du lieutenant de vaisseau Bérenger, se dirigea sur Macao, pour savoir où se trouvait l'amiral Guérin.

La Virginie, qui portait le pavillon de cet amiral, était en effet en rade de Macao.

Il fut alors convenu que le contre-amiral Guérin remettrait sou commandement aux mains du contreamiral Rigault de Genouilly le 15 du même mois (i).

(1) La division navale allait se trouver ainsi composée :

La Némésis , frégate à voiles de 50 canons portant le pavillon du commandant en chef. Commandant : M. Reynaud , capitaine de vaisseau , chef d'état-major.

La Capricieuse f corvette à voiles de 30 canons. Commandant : M. Collier , capitaine de vaisseau , en station à Canton,

Le Catinat , corvette à vapeur de 30 canons. Commandant : M. Le * lieur de Ville- sur- Arce, capitaine de frégate, en station à Canton,

Le Primauguet y corvette à vapeur de 12 canons. Commandant : M. Vrignaud; capitaine de frégate.

Le Phlégéthony corvette à vapeur de 12 canons. Commandant : M. Lévêque , capitaine de frégate.

Le Marbeau , aviso à vapeur de 6 canons. Commandant : M. Lefer de la Motte , capitaine de frégate , en station à Canton.

La Meurthe , transport à vapeiar. Commandant : M. Martineau des Cheoez, capitaine de frégate.

LaDurancef transport à vapeur. Comftiandant : M. Thoyon, capitaine de frégate.

La Mitraille , canonnière à vapeur. Capitaine : M. Beranger , lieutenant de vaisseau.

La Fusée, canonnière à vapeur. Capitaine : M. Gabrielli de Carpégna, lieutenant de vaisseau.

La Dragonne y canonnière à' vapeur. Capitaine: M. Barry, lieutenant de vaisseau.

r Avalanche , canonnière à vapeur. Capitaine : M. Lafond , lieutenant de vaisseau.

Plus tard : V Audacieuse, frégate à vapeur de 50 canons. Commandant : M. d'Âboville , capitaine de vaisseau. — Cette frégate avait à bord le baron Gros, ministre plénipotentiaire de France.

LVI. — Très-désireux de savoir sur quel pied étaient les relations réciproques de la France et du Céleste-Empire, l'amiral Rigault de Genouilly se rendit aussitôt auprès du ministre de France résidant à Macao.

M. de Bourboulon, dans sa dernière dépèche au gouverneur général Yeh, lui avait fait savoir que s'il n'obtenait pas, pour le meurtre commis sur la personne du missionnaire Ghapdelaine, les justes réparations demandées, il s'arrêterait à telle résolution qu'il jugerait convenable. — Le gouverneur de Canton n'avait point répondu à cette dépêche, et, par suite de ce silence, il y avait comme une sorte de suspension de relations entre les autorités; mais , du reste, sans aucune hostilité ni de leur part , ni.de la nôtre.

On ne pouvait apporter aucune modification dans la situation, avant l'arrivée du baron Gros; lui seul devait décider s'il y avait lieu de maintenir la paix ou de déclarer la guerre.

L'amiral établit son quartier général à Cast!e-Peak; ce mouillage à petite et égale distance de Macao et de Hong-kong facilitait ainsi ses communications avec le ministre de France et les autorités anglaises»

En effet, l'amiral, avec cette infatigable activité dont il avait donné de si éclatantes preuves en Crimée, avait de fréquentes conférences avec lord Elgin, sir J. Bowring, gouverneur de Hong-kong , et son collègue l'amiral Seymour, dont il appréciait à sa juste et haute valeur la droîtesse du caractère et la sûreté du jugement.

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