‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 38 sur 187 · LIVRE I, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE III

son collègue le baron Gros, était parti pour Calcutta, afin de s'entendre directement avec lord Canning, et de joindre ses efforts aux siens au milieu des cruels événements qui ensanglantaient les possessions anglaises dans les Indes.

Calcutta même, d'après les dernières nouvelles, semblait menacée , et le capitaine Peel s'était chargé d'organiser une brigade navale destinée à opérer dans les provinces du haut Bengale.

En passant à Singapour, les sérieuses appréhensions de lord Elgin avaient été encore augmentées par l'affreuse nouvelle du massacre de Cawnpore.

Il put bientôt juger par lui-même à quel point la position était grave, et combien il devenait important de réunir à la hâte toutes les forces dont on pourrait disposer pour faire face à une crise imminente.

De toutes parts, les généraux demandaient des renforts qui, hélas, ne pouvaient être envoyés. — Devant Delhi deux commandants en chef avaient succombé. Une poignée d'hommes, enfermée dans Lucknow, se défendait à outrance avec ce courage indomptable qui distingue les Anglais. Chaque jour, on craignait d'apprendre la nouvelle d'une horrible catastrophe. — Le brave général Havelock avec sa petite armée, que décimaient la maladie et les fatigues, se repliait lentement sur Cawnpore ; il n'espérait pas tenir conire les rebelles, mais il était résolu à combattre et à mourir avec le dernier de ses soldats.

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LXVL — Dansi cette affceuse aUecnative la positkm semblait désespérée.;, cair, à l'exception àes troupes liestinées à Fexpéditioa de Chine ^ aueu» a&?oi nou* veaa ne pcatsût arriver d^Eiarope avant deux moîa au moins.

Qaelque insuffisomtes que fussent ces fiovces pour parer à de SI terribles commof ions, elle» rendirent cependant un immense service et arrêtèrent le ceuvant de kiréroMe qui se dirigeait audacieusement et à pas rapide» sur Cal» ealfta. — Ce? troupes aDaient». après zvoir sauvé Kaapore et délivré Âwah, rqoindre le général Haireloek et ranimer, par leur présence, les forces épuisées de cette poignée d'héroïques soMats.

Combien, devant cette tempête sanglanle fui toulteiiersaît llnde, disparaissaieiit les intérêts, pourtant séri(mx, qui avaient amené lord Eagin en Chine. Tous les plans formés à l'avance étaient renversés par la force des* événements ; il ne faMart plus compter sur le retour possible àes régiments- qui «vaiewt été dirigés sur rinde. .

L'amabassadeur de Su Majesté BriHaiimqiMi' retourna dofflc à Hong-kong powr' se tenir prêt k conférer avec le baron &ros, dès son arrivée*

LXVII. — Le 20 scpfe»ibre, lord Elgi» éfail (îe retour à Hong-kong. — A cette époque l'arrivée* diu plénipotewliaîre françafe n'avait point eneore été signalée à Singapour, où S<in Excellence momkYsi se«*ement le 28 septembre, et qu'il quitta le 2 octobre.

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