‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 45 sur 187 · LIVRE II, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE I

cette ligne. Les convois y seront fortement gardés, çt Tennemi, qui les inquiéterait, toujours tenu à distance. L'artillerie du corps expéditionnaire aura ainsi une circulation facile ; plus tard même, si les circonstances rexigéht, on pourra faire arriver, par cette vote, des pièces de gros calibre.

« La seule objection à faire contre ce projet, c'est que les feux de la muraille du nord pourraient inquiéter les assaillants, lorsqu'ils monteraient à Tattaque des forts extérieurs. Il y aurait donc à examiner s'il ne serait pas possible de parer à cet inconvénient, en faisant une attaque simultanée sur les forts du nord et sur la porte du nord-est; on escaladerait la muraille voisine et on viendrait enclouer et jeter par-dessus le parapet les pièces qui arment la face nord du mnr. Le corps chargé de cette opération ferait, aussitôt qu'elle sellait accomplie, sa retraite par la route du nord-est et viendrait rejoindre le corps principal par l'une des portes du nord, suivant que Tofiicier commandant jugerait sa sortie plus facile par Tune ou Tautre de ces voies.

« Ces opérations rentrent complètement dans les conditions ordinaires de la guerre et ne laissent au hasard que ce qu'on ne peut lui enlever. Les lignes de retraite et de communication sont parfaitement assurées. Enfin, en cas d'iQSUCcës et d'obstacles insurmontables à vaincre, Tentreprise, au lieu d'être qualifiée d'opération définitivej peut être présentée comme une forte reconnaissance. Les apparences seraient ainsi sauvées, et l'on pourrait attendre, sans avok* à encourir des couse-

quextees redoutables, qu'une nouyelle et plus grande réunion de forces permit une aitaque plus sérieuse et définitive. »

X. — Ce plan n'était évidemment qu'un prdjet. — La guerre n'était pas déclarée ; le blocus de la rivière n'était pas signifié de notre part, et il fallait, en visitant les lieux avec attention, se rendre un compte exact des difficultés à surmonter. Aussi les deux amiraux et le général van Straubenzee, investi du commandement des troupes anglaises, décidèrent qu'il ne serait pris aucune résolution définitive avant un examen attentif et approfondi des localités.

Du reste le plus parfait accord régnait entre les deux commandants en chef des forces navales ; et le contreamiral Seymour s'était empressé, sur la demande de son collègue, de prendre à l'avance l'engagement que les canonnières françaises occuperaient, le jour du combat, un poste d'honneur, et que le corps de débarquement français tiendrait la tête d'une des colonnes d'attaque.

Les conférences entre les deux plénipotentiaires étaient fréquentes; car il était très-important de définir avec netteté les Umites exactes dans lesquelles se renfermeraient les négociations à tenter avec le gouvernement chinois. — Le ministre des États-Unis, M. Reed, venait d'arriver à Hong-kong; ses instructions formelles lui interdisaient d'avoir, en aucun cas, recours à des mesures coercilives.

Peu après l'amiral Poutiatiiie était aussi de retour, fort

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