‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 48 sur 187 · UVRE II. CHAPITRE I · texte numérisé non relu

UVRE II. CHAPITRE I

établissements pour la réparation , y avaient été construits; mais les Chinois les avaient ruinés et pillés, lors des premières hostilités de la flotte anglaise, en 1856.

Quelques détachements des troupes alliées doivent occuper la pointe de Fîle d'Honan. — L'amiral a mis son pavillon sut P Avalanche commandée par M. Lafont, lieutenant de vaisseau, et s'est rendu au fort Macao, suivi par les canonnières, la Dragonne, commandant Barry; la Mitrailky commandant Béranger ; la Fusée, commandant Gabrielli de Carpégna et par l'aviso à vapeur h Marceau, commandant Lefer de la Motte. Vingt-cinq hommes de la compagnie de débarquement de la corvette, la Capri^ cieuse, avaient été embarqués sous le commandement de M. Ganteaume, lieutenant de vaisseau.

La flotille rencontra les différents bâtiments qui maintenaient le blocus et les transports qui avaient à leur bord les troupes anglaises destinées à agir contre Canton. — De temps en temps, la rivière était rétrécie par des barrages de jonques chargées de pierres et coulées par les Chinois, pour défendre les approches de la ville. Mais ces barrages n'arrêtèrent point la marche des bâtiments, les équipages anglais, aidés par le courant de la rivière, avaient pratiqué des trouées dans la ligne des bateaux coulés.

La Dragonncy qui avait quelques jours auparavant reconnu les meilleurs passages en conduisant les paiiementaires à Canton, tenait la tète de la colonne.

Les bâtiments anglais ont leurs équipages montés dans les haubans et accueillent à son passage la division

française par deshourrahs répétés, auxquels nos marins répondent avec la plus franche cordialité.

A cinq heures du soir, on mouille au fort de Macao, où les deux amiraux doivent se rencontrer.

XVI. — Le lendemain 15, à dix heures du matin, l'amira! Seymour arrivait avec quelques canonnières qui amenaient un détachement de Marines anglais.

L*amiral Rigault de GenouiHy se rendit aussitôt à bord du Coromandel, sur lequel flottait le pavillon britannique et eut avec son collègue une courte conférence ; puis les bâtiments reçurent l'ordre de se tenir prêts à appareiller pour aller jeter l'ancre à l'angle nord-ouest de l'île d'Honan.

Cette île très-fertile et très-populeuse, dont le côté nord fait face à la ville de Canton, contenait dans la partie que les troupes alliées devaient occuper d'immenses magasins qui servaient de dépôts de marchandises aux commerçants européens. L'occupation de cette partie de l'île avait été décidée pour servir de casernement aux troupes, jusqu'au jour de l'attaque définitive.

Il était onze heures du matin environ, la flotte anglo-française allait se diriger vers cette deslination, lorsque l'on vit descendre de Canton un petit bateau à quatre rameurs, portant pavillon parlementaire. Ce bateau était monté par trois ou quatre Chinois n'ayant aucun des insignes qui indiquent des fonctionnaires publics d'un rang élevé. L'un d'eux seulement tenait à la main un papier qu'il levait avec grande affectation audessus de sa tête, pendant que la petite embarcation se

Page 1