‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 70 sur 187 · LIVRE II, CHAPITRE IIL · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE IIL

LI. Le feu des b&timents a complètement cessé. La flotte avait largement fait son œuvre par la justesse et par la régularité de son tin — Son bombardement avait duré vingt-sept heures, sans discontinuer; et il faut attribuer, en bonne partie, à son action la facilité avec laquelle a pu s'effectuer l'escalade des remparts ; car les boulets et les obus des bâtiments avaient, pendant ces vingt-sept heures, parcouru les parties de la muraille, où l'assaut devait être donné, et chassé les défenseurs chinois d'une position qui n'était plus tenable qu'au prix des plus grands sacrifices.

LIL —Les deux bataillons français, ayant à leur tète l'amiral, se dirigent vers les hauteurs de Magazine et City- Hill. — Bientôt les combattants des deux nations sont réunis; ils avancent ensemble et s'emparent de ces deux positions.

Plusieurs pièces d'artillerie sont aussitôt mises en batterie contre les forts Gough et Blue-Jackett, pendant que nos tirailleurs répandus dans la grande pagode à cinq étages qui occupe un des bastions de la muraille et domine les forts extérieurs, ouvrent sur eux un feu plongeant de mousqueterie. — On voit la garnison, que nos balles et nos boulets déciment, évacuer successivement ces deux ouvrages,— Le général Van Straubenzee donne ordre au conunodore Elliott d'aller les occuper avec un détachement de la brigade navale.

Pendant ce temps les troupes alliées ont atteint la porte du nord. Les Chinois postés dans des maisons et

derrière une barricade qui s'élève sur le versant des hauteurs de Cily et Magazine Hill, font un feu très-vif. Un détachement de la brigade navale anglaise s'établit à la porte du nord, et un autre détachement enlève la b)arricade. — C'est, de la part des Chinois, le dernier acte apparent de résistance.

Les Braves de Canton et les troupes tartares n'avaient pas en cette occasion soutenu leur vieille réputation ; nulle part ils n'avaient attendu notre approche ; nulle part ils n'avaient soutenu l'attaque des alliés. Leur défense s'était bornée à envoyer des balles avec leurs longs mousquets à mèche, et à lancer un nombre considérable de fusées et de flèches ; leur artillerie ne nous avait fait aucun mal.

A 2 heures le feu avait cessé, et quelques coups de fusil se faisaient seulement entendre par intervalles.

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