‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 116 sur 170 · LIVRE m, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE m, CHAPITRE I

puie une rangée de belles maisons» habitations des prin-* dpaox mandarins. >.

« Des chevaux de frise défendaient l'entrée de la place ; ils furent rapidement détruits, et quelques hommes que Ton avait aperçus devant la porte du palais armés d'arcs et de fusils à mèche disparurent aussitôt avec une grande précipitation. — La nuit commençait à se faire. Il était h supposer que les Tartares n'avaient pas abandonné l'intérieur du palais, et tenteraient, avant de l'évacuer complètement, un 'dernier effort; aussi, le général en chef massa ses troupes, et pendant qu'il établissait ses bivacs définitifs, il résolut de faire fouiller l'entrée du palais qui était fermée par une porte trèssolide et par des barrières à droite et à gauche; derrière CCS portes il y avait des cours et de grands jardins. — Le commandant Campenon se porta en reconnaissance avec deux compagnies de marins commandées par le lieutenant de vaisseau Kenny , et l'enseigne de vaisseau Vivenot qui formaient ce jour-là l'avant-garde. Le lieutenant de vaisseau de Pina, officier d'ordonnance du général de Montauban, avait reçu l'ordre d'accompagner cette reconnaissance pour être à même de rendre immédiatement compte au général de ses résultats. »

V. — La petite reconnaissance s'avança vers la porte principale qui était la plus rapprochée ; à l'endroit où était située cette porte, le murd'enceinte formaitun vaste rentrant planté de grands arbres séculaires; près de là s'étendait une belle pièce d'eau, le mur était très-élevé, la

porle haute et massive : elle était fortement barricadée en dedans, maïs plusieurs faisceaux de fusils et de sabres symétriquement formés en dehors semblaient indiquer que les gardes du palais avaient renoncé à toute pensée de résistance; à quelque distance à gauche, se trouvait fort heureusement une poterne. M. Butte, aspirant, aidé de quelques matelots, parvint à escalader la muraille qui, sur ce point, était moins élevée, et ouvrit la porte. La même escalade pratiquée sur la droite donna également accès à une autre portion des marins qui s'étaient séparés en deux bandes, quelques gardiens prirent la fuite à notre approche. — La petite troupe avançait avec prudence, le commandant Gampenon sur la droite, M. de Pina sur la gauche; de tous côtés régnait un grand silence. Le palais était-il en effet entièrement abandonné, ou ce silence cachait-il quelque embûche ? au milieu de cette magnifique demeure, il avait quelque chose de grave et de solennel. Excepté les quelques gardiens qui avaient pris la fuite aussitôt que la tète de nos marins avait apparu au-dessus des deux petites portes latérales, nul indice ne révélait la vie dans ces vastes enceintes où les pas des marins résonnaient un à un sur les dalles sonores.

VL— C'est en arrivant dans une petite cour communiquant par un passage très-étroit avec la grande cour du palais sur laquelle donnait la porte principale, que le détachement qui s'avançait sur la gauche aperçut des groupes assez nombreux, ces groupes étaient armés et dans

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