‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 118 sur 170 · LIVRE III, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE I

que le général Grant s'est égaré avec son armée et que je suis arrivé seul le soir devant le palais (1). »

VIII.— Voici d'après un écrivain anglais (2) ce qui s^était passé du côté de Tarmée anglaise :

L'avant-garde avait rencontré un poste de cavalerie ennemie qui paraissait assez nombreux. Les dispositions peu favorables du terrain ne permettaient pas de se former en bataille sans difficulté, et cette avant-garde avançait lentement. L'ennemi se retira en échangeant quelques coups de feu avec les tirailleurs déployés sur le front de la ligne.

En arrivant sur la grande route qui conduit vers la porte de Am-ting, les Anglais se trouvèrent en vue d'un camp considérable de cavalerie et eurent quelques escarmouches dans des villages situés près de la route, quelques Chinois furent tués ; mais la nature couverte du pays au milieu duquel on s'avançait commandait une grande prudence. Se trouvait-on en présence d'une armée ou d'un simple détachement?

Le corps expéditionnaire anglais était entièrement séparé du corps français. Gomme la nuit approchait, sir Hope Grant fit faire halte à cet endroit, et le lendemain matin envoya quelques patrouilles pour s'assurer de la position de la cavalerie anglaise et de celle des alliés. *^

(1) Le général de Montauban à S. Exe. le ministre de la guerre , 8 octobre 1860. (Correspondance,)

(?) narration de la guerre de Chine, par le lieutenant-colonel 6. J. Wols^]«y

Au lever du jour, il fit tirer une salve de vingt et un coups de canon afin d'indiquer la direction dans laquelle il était campé.

La régularité de cette décharge d'arlillorie entendue du carap français, prouva en effet que ce n'était point un engageiuent , mais un signal. — Le brigadier Pattle envoya aussitôt un détachement en reconnaissance; Tofficier qui la commandait était chargé de prévenir le général en chef anglais que les Français étaient maîtres du palais d'été de l'Empereur, èi que son arrivée était impatiemment attendue pour procéder au partage des richesses que contenait cette magnifique résidence.

IX. —En effet, vers huit heures du matin, le général de Montauban, accompagné des généraux Jamin et GoUineau et de son chef d'état-major général, le colonel Schmitz se rendit au palais. Le brigadier Pattle, le major Sley des dragons de la Reine et le colonel Foley, attaché à l'état-major du général en chef français avaient été conviés à assister à cette première visite, en l'absence du général Grant. — Une compagnie d'infanterie de marine marchait en avant pour éclairer la route.

En pénétrant dans l'intérieur du palais, les splendeurs les plus merveilleuses frappèrent les regards éblouis. — Les pierreries les plus précieuses étaient entassées à profusion et étincelaient de tous côtés comme des étoiles tombées du ciel ; on marchait de splendeurs en splendeurs et d'éblouissements en éblouissements; chaque

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