‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 132 sur 170 · LIVRE 111, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE 111, CHAPITRE II

Des deux côtés des palanquius, s'avancent trente spahis, leurs manteaux rouges flottent au vent; après les spahis, c'est un peloton de marins. — Le deuxième bataillon du 10 1« ferme la marche.

A la porte Am-ting par laquelle notre ambassadeur doit pénétrer dans la capitale» les deux détachements anglais et français préposés à la garde de cette porte, sont sous les armes et rendent au haut plénipotentiaire de la France les honneurs militaires. — Dans le même moment l'artillerie alliée, placée sur l^s remparts, salue son arrivée d'une salve de dix-neuf coups de canon.

A peine l'ambassadeur a-t-il franchi la porte, qu'un cortège de mandarins, en tête duquel marche Hang-ki, le délégué du prince Kong, vient complimenter le baron Gros. — Tous ces dignitaires chinois de différents degrés ont revêtu leur costume de cérémonie; sur la longue robe de satin violet qu'ils portent sont brodées des plaques, insignes de leur rang ; sur ces plaques, un oiseau indique les mandarins civils, un tigre ou un lion, les hiandarins militaires, le globule ou bouton qui surmonte leur toque indique à quelle classe ils appartiennent (l).

(1) Les mandarins se divisent en quatre classes :

Le bouton rouge est affecté à la première, qui comprend trois catégories : la plus élevée a la nuance du corail, celle qui vient ensuite le vermillon , la dernière le ponceau.

La deuxième classe a les globules bleus qui, eux aussi, se partagent en deus catégories : la première porte le bouton bleu opaque (lapis lazuli) ; la seconde , bleu transparent (cristal bleu).

À la troisième classe appartiennent les boutons blancs, distingués

Les agents de la police chinoise ont peine à contenir la foule qui se glisse au milieu des chevaux et des so^ dats de l'escorte, avide de. contempler ce spectacle si nouveau pour elle.— A rentrée du palais que doit habiter l'ambassadeur, attendent les mandarins que le prince Kong a attachés à sa personne ; le pavillon national est aussitôt planté à la porte principale devant laquelle veillent deà sentinelles l'arme au bras.

XXXYI. — Le même jour, lord Elgin, accompagné du général Grant » signait solennellement au Li-Pou (tribunal des rites) le traité de paix de l'Ângletei^re avec le Céleste-Empire.

Les troupes qui formaient le cortège anglais étaient fort belles, les dragons de la reine et les sicks attiraient > principalement les regards par leur brillante tenue. L'infanterie se composait de 2 régiments anglais, la chaise de lord Eigin était entourée de seize coolies fort élégamment vêtus et portant les couleurs de l'An** gleterre.

Quelques difficultés d'étiquette se sont élevées pour le cérémonial à observer au moment où l'ambassadeur» en grande tenue de pair d'Angleterre est entré dans la salle où devait se signer le traité. — Lord Elgin a exigé que le prince Kong vtnt au-devant de lui, ce que celuici a fait avec une certaine répugnance.

eui aussi par ]e blanc porcelaine pour la première catégorie; lo blanc transparent pour la seconde.

La quatrième classe porte le bouton de cuivre doré.

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