LIVRE III, CHAPITRE IL
Céleste-Empire; elles établissaient la paix sur des bases plus solides qu'elles ne l'eussent été Tannée précédente, A cette époque, il serait resté dans l'esprit du gouvernement chinois, aveugle et insensé dans son orgueilleux mépris pour les nations européennes, la pensée qu'il pouvait nous opposer en rase campagne des forces invincibles. — Le traité signé en 1858 se serait toujours ressenti de cette conviction intime, et les populations de ce vaste empire l'auraient regardé comme une faveur inespérée du Fils du ciel envers les Barbares.
Aujourd'hui il ne peut plus eu être ainsi; ces popula*, lions sont convaincues malgré elles de notre force et de. notre supériorité. La prise des forts de Ta-kou si puissamment armés, le combat de Tchang-kia-ouang et la bataille de Pa-li-kiao ont déjnontré au gouvernement chinois son impuissance et grandi le prestige de nos armes; ils ouvraient à jamais les portes de Pé-king et jetaient la lumière sur les mystérieuses obscurités du Céleste-Empire. ^