‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 141 sur 170 · LIVRE 111, CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE 111, CHAPITRE

lions, il quittait le 1"" novembre son quartier général àù Pé-king avec toutes les troupes sous son commandement, et se dirigeait vers Tien-tsin, Ou il arrivait après cinq jours d une marche très-fatigante. Il avait traversé un pays dévasté par les pillards chinois dont les bandeâ hideuses avaient suivi pas à pas les armées alliées, ravageant les campagnes et les villages derrière elles.

XLVIII. — Lord Elgin avait voulu rester quelques jours encore, malgré l'opinion du général Grant, qui appréhendait aussi avec raison d'être pris par les mauvais temps avant l'arrivée de ses troupes aux points fixés pour leur hivernage ; mais le haut plénipotentiaire de S. M. Britannique tenait à prolonger son séjour jusqu'au moment où la paix serait promulguée par l'empereur de la Chine. Selon lui rien jusque-là n'était réellement terminé, et le traité signé à Pé-king pouvait devenir illusoire comme celui de Tien-tsin. — Était-ce bien là le véritable motif de son séjour? le baron Gros ne pensait pas qu'il fût nécessaire d'attendre cette promulgation; mais il crut ne pas devoir quitter un terrain que n'abandonnait pas encore son collègue; il resta donc, et en informant le général en chef français de ce retard imprévu, il le pria de lui laisser un bataillon, ce que s'empressa de faire le général de Montauban, qui joignit à ce bataillon deux pièces d'artillerie.

XLIX. — Quelques jours après l'arrivée du corps expéditionnaire français à Tien-tsin, deux officiers et un

sous^ôffîcier s'embarquaient pour la France, chargés de porter & FEmpereur, au nom de la petite armée de Chine, les objets d'art trouvés dans le palais impérial de Yuen-mun-yuen et qui étaient destinés à Sa Majesté. Ces trois délégués étaient le chef d'escadron d'état- major Campenon, le lieutenant d'infanterie Bourcart, du 101% et le maréchal des logis de Braux d'Anglure, du 8* chasseurs. Le général de Monta uban, dans la lettre qu'il adressait à ce sujet au ministre de la guerre, priait Son Excellence de vouloir bien présenter à Sa Majesté les trois personnes qui avaient été l'objet d'un choix si honorable.

Le même jour, le lieutenant de vaisseau de Pina, offi^ cier d'ordonnance du général en chef, s'embarquait aussi sur le même bâtiment, chargé de remettre au ministre de la guerre une cassette trouvée également au palais d'Été , et qui contenait les différents traités conclus avec l'empereur de Chine, papiers qui pouvaient être pour la diplomatie européenne du "plus haut intérêt, car ils établissaient nettement quels étaient les rapports commerciaux et politiques de la Chine avec les autres nations.

M. de Pina, que le comînandant en chef avait désigné pour cette mission, avait été gravement blessé en franchissant, le premier, les murs du palais impérial.

L. — Le 22 novembre, le général de Montauban quittait Tien-tsin, laissant le commandement supérieur des troupes dans celte ville au général OoUineau, officier du plus haut mérite , qui joignait à une bravoure écla-

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