‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 145 sur 170 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

COGHINGHINE.

I. -^ Si nos différends avec la Chine étaient enfin terminés, il n'en était pas de même pour le royaume annamite avec lequel toutes les tentatives de conciliation étaient restées infructueuses.

Il était difficile d'assigner un terme à Faction militaire dirigée dans ces parages lointains , cet état de choses préoccupait vivement le gouvernement de l'Empereur; le général de Montauban, à peine arrivé à Shang-hai avait reçu à ce sujet deux lettres confidentielles du ministre de la guerre.

La question pendante avec le gouvernement annamite regardant spécialement la marine, S. Ëxc* le ministre engageait le général de Montauban à s'entendre avec le vice-amiral Charner pour seconder ses projets d'expédition, autant qu'il lui serait possible*

Le général s'empressa de demander à l'amiral Charner quels seraient les renforts que l'armée de terre pourrait être appelée à lui fournir pour les opérations,

336 CAMPAGNE DE GOGHINGHINE.

que sans nul doute , il méditait contre les Cochinchinois. Déjà le 3" régiment de marine placé momentanément sous les ordres du général de Montauban pendant l'expédition de Chine, était rentré sous les ordres de Famiral.

Sur sa demande, mille hommes d'infanterie, 4 pièces de 12, une 1/2 batterie de 4, ainsi qu'une 1/2 batterie de montagne , t section du génie , 1 section d'ambulance et quelques carabiniers furent mis à sa disposition. Le but de l'amiral était de consolider nos points d'occupation en Cochinchine en faisant attaquer vigoureusement les bandes anamites, chaque fois qu'elles se présentaient à portée de ses campements ou même dans les pays environnants.

Le général de Montauban , d'un autre côté, organisait ses campements d'hiver à Shang-hai, il prenait dès mesures pour garantir contre toutes les éventualités les possessions européennes dans celte province.

En Chine, l'hiver s'écoula tranquillement, et les troupes hivemées à Shang-hai n'eurent à repousser aucune tentative sérieuse des rebelles. Quelques coups de fusil étaient seulement échangés de temps à autre avec les rôdeurs et les pillards de profession.

Il n'en était pas de même en Cochinchine, — et si le petit corps expéditionnaire n'avait pas d'engagement sérieux avec les Annamites, les influences fatales du climat faisaient de nombreuses victimes. Chaque mois enregistrait des pertes sensibles rendues plus douloureuses encore par la difficulté de combler les vides pro-

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