‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 18 sur 170 · LIVRE I, CHAPIXRB II · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPIXRB II

habituelles à la gaerre. Dans ces pays lointains, si parfois les succès sont faciles, le moindre revers acquiert aussi une influence fatale, et les avantages d*une année de victoires peuvent être détruits en un jour.

Tien-tsin est le premier point vers lequel se dirigera Farmée alliée. — Les instructions données au général en chef portent : qu'il sera peut-êlre nécessaire, pour en imposer au gouvernement chinois, de pousser une pointe jusqu'à Pé-king, capitale de l'empire. C'était ufi acte militaire d'une très-grande portée, par son audace même, pour peu que l'on considère le petit nombre des forces alliées, en face de la population seule de cette ville, portée à deux millions d'habitants. ^

XXVL— Le 19 novembre 1859, le nouveau commandant en chef adresse de Paris à sa petite armée son premier ordre du jour :

« Votre tâche est grande, dit-il, et belle à remplir; mais le succès est assuré par votre dévouement à l'Empereur et à la France. Un jour, en rentraut dans la mère patrie, vous direz avec orgueil à vos concitoyens que vous avez porté le drapeau national dans des contrées où la Rome immortelle, au temps de sa grandeur, n'a jamais songé j à faire pénétrer ses légions.

« Sa Majesté, en m'accordant l'honneur de vous commander en chef, me fait une haute faveur dont je ne pourrai mieux lui témoigner ma reconnaissance qu'en

m'occupant de pourvoir à tous vos besoins avec une sollicitude constante.

« Vienne le jour du combat, et vous pourrez compter sur moi comme je compte sur vous : nous assurerons la victoire aux cris de : Vive l'Empereur! vive la France ! »

Que Dieu veille sur cette petite armée qui traverse les mers et va à cinq mille lieues du sol natal venger les droits sacrés du chrislianisme et de la civilisation.

XXVII. — ^e 12 janvier 1860, à sept heures du matin, le général de Montauban s'embarque sur la Panthère, bâtiment de la Compagnie orientale.

Il est accompagné de son état-major particulier : le chef d'escadron Deschiens, premier aide de camp: le capitaine de Bouille, deuxième aide de camp; le capitaine de Montauban, officier d'ordonnance. — Le chef d'étatmajor général, lieutenant-colonel Schmilz; le capitaine de Gools, attaché à l'élat-major général ; le colonel de Bentzmann, commandant l'artillerie, et M. Dubut, sous-intendant militaire de première classe, chef du service administratif, ont pris passage sur le même bâtiment.

Le 15 janvier, à six heures du matin, la Panthère touchait à Malte.

En traversant le détroit de Bonifacio , le général a pu saluer le monument funèbre élevé à la mémoire des

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