‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 19 sur 170 · UVRE I, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

UVRE I, CHAPITRE II

naufragés de la Sémillante^ cruel sinistre qui avait englouti sous les flots tant de vaillants soldats (I).

Le général de Montauban, après différentes relâches à Ceylan, à Paulo-penang et à Singapour, où il est reçu par les autorités anglaises avec tous les honneurs dus à un commandant en chef, entre en rade de Hong-kong le 26 février, à huit heures du matin.

XXVIII. — A peine son arrivée a-t-elle été signalée, que le contre-amiral Page se rend à bord du Gange^ qui a pris le général de Montauban à Ceylan, pour le transporter à Hong-kong.

Le contre-amiral Page arrive de Cochinchine. Il a eu plusieurs engagements sérieux avec les Annamites. -— Dans l'un de ces engagements, le chef du génie, le colonel Dupré Deroulède, a été coupé en deux par un boulet sur le pont de laNémésis, près de l'amiral Page. — En tout temps la mort de ce vaillant officier eût été une perte vivement sentie par Tarmée, mais dans les circonstances présentes, ce trislc événement est plus douloureux encore, car le colonel Dupré Deroulède, nommé chef du génie du nouveau corps expéditionnaire, laisse vacant, par sa mort, un poste important dans lequel il était appelé à rendre les plus utiles services. — C'est le lieutenant-colonel Livet qui le remplacera.

L'amiral Page apprend au général de Montauban qu'il avait été décidé, à la suite d'une conférence tenue avec

(1) Voir, Campagne de Crimée, etc.

Tamiral anglais Hope, que Tile de Ghusan serait occupée. Le nouveau commandant en chef croit devoir ajourner la solution définitive de cette question jusqu'à sa prochaine entrevue avec Tamiral anglais; les renseignements qu'il a recueLlis ne^sont pas de nature à faire tomber son choix sur File de Chusan pour y concentrer ses troupes. — Chusan, en etîet, est très-rapproché de Shang-hai, et Tché-fou semble offrir des avantages bien supérieurs, comme point intermédiaire entre cette ville et le Peïho.

Les bâtiments qui doivent apporter à Hong-kong les troupes expéditionnaires auront évidemment à leur bord un certain nombre de malades, après i^ne si longue et si pénible traversée; aussi le général se préoccupe-t-il sérieusement de Finslallation des hôpitaux. Hong-kong et Shang-hai sont insalubres ; il est de toute nécessité de continuer à Macao l'établissement de l'hôpital général où devront être évacués les malades et les blessés venant du nord de la Chine.

XXIX. —Après avoir passé la matinée du 29 à Macao, le général en chef se dirige vers la rivière de Canton, où le capitaine de vaisseau d'Aboville exerce le coomiandement supérieur des forces françaises.

Grâce au service de surveillance et de police très-sévèrement constitué, la ville de Canton est tranquille et calme. La circulation des ofriciers français et anglais dans les rues ne semble même plus un objet de curiosité pour les Chinois; mais il ne faut pas se le dissimu-

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