LIVRE I, CHAPITRE II
colonel d'artillerie Bentzmann ; elle est composée des capitaines d'artillerie Desmarquais , de Gools de Télatinajor, et du capitaine de cavalerie Gh. de Montauban.
Sur la demande de cette commission, un nouveau marché est passé pour la fourniture de cinq cents chevaux ou mulets pris au Japon; le prix est fixé à cent piastres par cheval. Les capitaines de Cools et de Montauban sont envoyés pour surveiller et activer celte opération, dont l'accomplissement rencontrera peut-être aussi au Japon de notables difficultés.
11 était important de commencer les hostilités vers le mois de mai ou de juin, pour n'être pas exposé à rencontrer les mauvais temps, pendant la durée probable de l'expédition.
XXXL — Une dernière démarche de conciliation a été tentée d'un commun accord par les ministres de France et d'Angleterre auprès de la cour de Pé-king, et MM. de Bourboulon et Bruce ont envoyé collectivement rt*//imatum des puissances alliées (1). — Cette pièce diplomatique qui précise nettement les demandes dont la
(1) UUimatum adressé par M. de Bourboulon, ministre de France, au cahinet de Pé-king , sous le couvert du commissaire impérial^ viceroi des deux JCtano.
Shang-hai, le 9 mars 1860.
Le soussigné» envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de S. M. l'Empereur des Français, ayant rendu compte à son gouvernement de la réception qui lui a été faite au mois de juillet dernier à Tembouchure de la rivière de Tien-tsin, lorsqu' après avoir dûment notifié à S. Exe. le principal secrétaire d'Élat de la Chine, son inten-
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complète satisfaction pourra seule empêcher le raiouvellement des hostilités, a été expédiée le 8 mars. — Le gouvernement chinois devra faire parvenir sa répoose avant le 8 avril, pour dernier délai. — Il est peu probable que cette réponse soit favorable, ou du moins franche et catégorique. — La cour de Pé-king ne manquera pas de revenir sur le passé et de se livrer à cet égard à une discnssion évasive et sans i*ésultat; mais maintenant que la détermination d*une action militaire imposante a été prise, maintenant que la France et l'Angleterre ont envoyé à travers les mers des soldats prêts à combattre, il faut que la question pendante entre le
tion de se rendre à la capitale pour y effectuer l'échange des ratifications du traité conclu à Tien-tsin Tannée précédente , conformément à la clause finale du it traité, il s'y est présenté pour accomplir sa mission, a reçu Tordre du gouvernement de S. M. TEmpereur des Français, d'ailfesser au ministre secrétaire d'Êat, les demandes et les déclarations suivantes, comme les conditions expresses qu'il met au maintien de la bonne harmonie entre les deux empires.
1" Le cabinet de Pé-king , par l'organe du principal secrétaire d'État de la Chine, adressera au soussigné, comme représentant de S. M. TEmpereur des Français, dans une lettre officielle, des excuses formelles , pour Tattaque dont le pavillon de la marine impériale (t'an» çaise, réuni à celui de S. M. la Reine de la Grande-Bretagne, a été Tobjet au mois de juin dernier devant Ta-kou.
2* Le principal secrétaire d'Etat de la Chine donnera, au nom de son souverain, aii soussigné, l'assurance que lorsqu'il se rendra à la capitale pour Téchange des ratifications du traité, il pourra arriver sans obstacle jusqu'à Tien-tsin , à bord d'un navire de guerire français , et que les autorités chinoises prendront ensuite left mesures nécessaires pour que le soussigné et sa suite soient conduits avec les honneurs convenables de Tien-tsin à Pé-king.
3* Le gouvernement de Tenrpereor de la Chine dëolarera, dase sat réponse à la présente nmification , qu'il est pPèt à échaitger à Pé^itg les Tatifications du traité conclu à Tien-tsin, le 27 juin 1«68, entre S. ïxc; te baron Gros, cottimissaire eïiraofdirwiire de & IC. TEmpereur