‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 23 sur 170 · LIVRE I, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE II

pulation de Canton, déjà sourdement agitée, et il ne serait pas prudent d'enlever une partie de la garnison de celte ville pour lajporter immédiatement sur Chusan.

D'après le rapport du contre-amiral Protêt, les habitants de cetle île, population malheureuse à laquelle les pirates enlèvent souvent le peu de ressources qu'elle possède, y verraient avec plaisir le séjour des troupes alliées dans l'espoir d'en retirer quelques profits. Mais les renseignements recueillis portent à 2000 hommes la garnison (400 Tartares, 1600 milices), la résistance peut être sérieuse et] la prudence est impérieusement commandée au début|des opérations-

Le contre-amiral n'a pu accomplir encore la reconnaissance qu'il devait diriger aussi dans le golfe de Pétchi-li. Le général en chef lui adresse à ce sujet une lettre détaillée qui précise les principaux points qu'il importe surtout d'étudier très- exactement dans ce pays destiné à être avant peu, le théâtre d'opérations militaires importantes (I).

(1) Quartier-général de Shanghai, le 30 mars 1860.

Monsieur le contre- amiral ,

a 11 résulte d'un rapport que vous avez adressé à M. le contre-amiral Page, le 21 mars courant, sur une mission dont il vous avait chargé, qu'âne partie seulement de cette mission a pu être accomplie : la reconnaissance de nie de Chusan , mais que la reconnaissance que vous deviez faire au golfe de Pé-tchi-li, n'a pas eu lieu par suite de circonstances provenant de la politique du gouvernement.

« C'est cette partie de vos premières instructions , monsieur le contreamiral , que cette lettre a pour but de vous faire terminer.

ff M. l'amiral commandant les forces de mer anglaises en Chine a bien fait faire l'exploration d'une partie de la côte de Corée et du golfe de Pé-tcbi-li , ainsi que de la côte de Chang-toung, mais les rapports qu :

5Û GAHPAC^B. DE GUim.

Le.Eorbin doit être mi& à sa disposition pour ceUe ex* ploration qui doit comprendre le golfe du Pé-tchinU etla côte du Ghang-tûung. — La. ca^^itaina d'étal-major de Bouille, aide de camp du commandant en chef,, accompagnera le contreramiral.

Le. contre-amiral Page, qui doit être chargé, de Toc-

ym. yv» et qae je vous ai communiqués , me paraissent incomplets ; j*ai lifiu d'èlre ceavùncu que roita expèrtaBea de cfissofteside missions me renseignera de la manière la plus exacte sur un pays qui doit être sous peu le théâtre de nos opérations militaires.

« C'est surtout le: point de débarqueiiuaot. au sud du £a»-h<»^ qu'il importera essentiellement de déterminer.

« L'embouchure de la rivière de Chi-kau ho est indiquée comme pouvant être choisie.*, cette embouchure est à environ vingt-rcinq milles des forts f et serait utilisée pour mettre à terre la troupe et les animaux de traxt^port; mais il faudrait chercher un point plus rapproché pour communiquer avec le camp que je com^tei établir devant les forts , afin que les approvisionnements de ce camp puissent y parvenir avec sécurité-. On dit qu'il existe au sud du Pei-ho une crique à huit milles seulement; il serait nécessaire de la reconnaître et de déterminer si on pourrait facilement en approcher pour y mettre les approvisionneoieDts qui devront être transportés au camp.

« Quelle est la nature du fond de celte crique?— BxJsle-t-il un banc de vase en avant, et quelle serait sa largeur entre le point le plus près de la côte? — Par quels moyens pourrait-on franchir ce banc de vase, soit à la marée basse, soit à la marée haute , suivant la solidité qu'il présenterait?

« Plus au sud, y aurait-il un point, intermédiaire entra celui-ci et Ghikau? Et enfin, dans le golfe, y aurait il un point plu» sûr que Ghi-kau-ho, propre, à un débarquement? Dans le cas de Talfirmative, quelle serait la distance de cette rivière?

« Il importe aussi de savoir , si les hàtimenta peuvent approcher avec sécurité de la. côte, si les vents^oules oourants l& permettraient^ ne pourrait-on p^ tenter, de cammuiûqufir aveii la po(»jJation de cette côte, et pressentir, quelle sorte. d& relations on pourrait nouer avea elle ? Quelles ressoucœ&on pourraittrouvef pour l'armée sur toute.^ette côta^ et si elle 9»i défendue sur qfuelimes pointa? Enfin, ne négUeer aucun renseignement qui ait rapport à l'opération, toujours, araee

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