‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 24 sur 170 · LIVRE L, CHAPITRE U. âtl · texte numérisé non relu

LIVRE L, CHAPITRE U. âtl

cupation de Chusan, estarrivé de son c6té à Shanghai où: il vient organiser les différents services de la mamne pour la première expédition dans le Bord, Le général de MoBlai^an lai. a conféré le conunaudemeni dea forces

difficile d'un débarquement d'une armée, et plus diftlcile encore sur une e^ aussi peu connue.

« Il serait indispensable, dans le cours de cette reconnaissance dans le golfe de Pé-tcfai-li, de pouvoir se renseigner exactement sur le nombre des troupes, cavaliers et fantassins que le gouvernement chinois peut opfioser à notre armée lorsqu'elle débarquera, à quelle natio» nalitê appartiendront ces troupes, et quels sont leur armement et leur valeur militaire ; .quels sont également la force et le nombre des défenseurs des forts du Peï-ho ; comment ces forts sont armés : quelles défenses nouvelles ont été faites du côté de la terre depuis la dernière attaque; le village^ de Ta-kou est41 occupé par une force tartare ou chinoise? Quelle est la distance exacte jusqu'aux forts les plus voi« sins?Le village est-il défendu, et quels sont les obstacles créés?

«Comment peut-on cheminer du point de déi)an]uement jusqu'à Ta-kou? L'i roule est-elle bonne, ou coupée par l'ennemi? Poiirrait-on trouver du bois dans le pays pour combler les fossés, faire des fas> cines ou gabionner? Tous ces renseignements seront assez difficiles à se procurer, mais peut-être, à prix d'argent, pourrait-on parvenir à engager quelques * habitant s à faire le métier d>spions: dans ce cas, il faudrait en employer plusieurs^ afin de pouvoir reconnaîtra, Texaciitude de leurs rapports en les contrôlant les uns par les. autres.

a Je ne puis encore, monsieur le contre-amiral, vous fixer d'une ma->^ nière précise l'époque à laquelle vous devrez commencer votre mission; elle dépend de l'achèvement d^s travaux entrepris sur l'aviso d& guerre le Forbiriy qui sera mis à votre dispo>ition. J'ai cru cependant devoir vous prévenir d'avance du service que j'attends de votre haute intelligence, afin que vous puissiez , dès à présent, réunir les éléments q.uivou8 seront nécessaires pour le succès d'une entreprise à laquelle j'attache la plus grande importance, et dont je vous trace sommairement les bases. »

Le général commandant en chef les fortes de terrt et de mer en Chine ^

Cousin ns Montadbàn;

françaises destinées à agir conjointement avec les forces anglaises.

« Vous occuperez (disent ses instructions), dans les nnêmes conditions que nos alliés et au même titre l'Ile de Chusan. » — L'amiral anglais se propose d'établir dans cette île sa base d'opération. De notre part, cette occupation n'a point le même but, c'est un acte de présence et non un point de départ pour nos opérations militaires.

XXXIII. — Les nouvelles continuent à confirmer les prévisions d'une forte résistance de la part des Chinois dans les forts de Ta-kou ; leur confiance sans bornes repose sur la grande quantité de troupes qu'ils ont réunies au Peï-ho et portées à un nombre considérable.— Dans la presqu'île de Hi-hai-men, pays important au nord de l'embouchure du Yang-tse-kiang, les paysans ont détruit plusieurs établissements chrétiens. — Il faut évidemment se préparer à la guerre et faire tous ses efforts pour la porter promptem.ent sur les lieux où les armes alliées ont /^prouvé un échec le 25 juin 1859.

Du reste, le mauvais vouloir des hautes autorités chilîioises ne tarde pas à se déclarer ouvertement. — La réponse du cabinet de Pé-king à l'ultimatum des puissances alliées est même formulée d'une manière plus •nette et plus catégorique qu'on ne pouvait Tattendre des habitudes évasivesde la diplomatie chinoise. — Toutefois, par une exception aux usages invariablement établis dans les communications adressées de Pé-king aux autorités provinciales, cette note que le vice-roi avait été chargé

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