‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 25 sur 170 · LIVRE I^ CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I^ CHAPITRE II

de communiquer in extenso^ n'était point basée sur un décret impérial (1).

M. de Bourboulon, ministre de France en Chine, après avoir conféré avec son collègue d'Angleterre sur celte

(1) Réponse du cabinet de Pé-king à Vultimatum du gouvernement français y adressée sous forme de dépêche par le grand conseil à Ho, gouverneur général des deux Kiang.

Pé-king, fin mars 1860.

Le grand Conseil a reçu hier la dépêche de Votre Excellence, transmettant une lettre officielle de Bourboulon , envoyé français, qui ayant été, à ce qu'il dit, empêché par les autorités chinoises de se rendre à la capitale, lorsque, dans l'intention d'échanger les ratifications du traité, il fut arrivé à l'embouchure du Pei-ho dans le courant de la cinquième lune de l'année dernière , demande le remboursement des frais de la guerre et une indemnité pour l'attaque dont un de ses lia- Tires aurait été l'objet. Le grand Conseil trouve que ce n'est pas la Chine qui s'est montrée déloyale en cette occasion, car ce sont les Anglais qui , au mépris des ordres que nous avions le droit de leur donner, vinrent avec une armée à l'entrée du fleuve de Tien-tsin, pour y détruire les obstacles préparés pour sa défense. Les Français et les Américains ne se sont pas joints à eux ; aussi les autorités du port se sont-elles empressées d'envoyer auprès d'eux demander des informations , et enjoindre à leurs navires de prendre la route de Pehtang pour se rendre à la capitale. Mais comme le navire français était déjà parti , ce furent les Américains seuls qui vinrent de Pehtang échanger leur traité, la raison en était que les Français avaient négligé de nous notifier officiellement qu'ils étaient arrivés à la suite des Américains. D'ailleurs, après le départ des Français, Votre Excellence leur a fait savoir par une dépêche adressée à Shanghai, que puisqu'ils ne s'étaient pas joints à l'attaque, ils pouvaient échanger leur traité, pourvu qu'ils en exprimassent le désir et se rendissent, à rinstar des Américains , à Peh-tang. Les archives en font foi.

Quant au paragraphe concernant le payement des dommages -intérêts pour l'attaque et la destruction d'un navire , ainsi que d'une indemnité pour les frais de la guerre, puisque les Français n'ont pas aidé les Anglais dans leurs hostilités contre les Chinois , comment aurions-nous pu attaquer ou détruire leurs navires? Et si l'on parle de dommages et intérêts ou indemnités de guerre, la Chine a dépensé

54 €AMPAGN£ IMi CHINE.

Téponse empreinte comme toujours d'un ton d'arrogance et de dédaigneuse supériorité, pensa qu'elle devait être considérée comme un refus formel du gouvernement chinois d'adhérer bux condilions contenues dans l'ultimatum. — Les deux minisires rédigèrent donc collectivement le mémorandum suivant :

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