LIVRE I, CUÀPITBË K
Deux^îang, en réponse atre ultimatum de leurs gouvernements respectifs qui ont été notifiés au cabinet de Péking le 9 du mois dernier, sont demeurés d'accord que ces réponses, par cela même qù'ellesne contenaient rien rien qui pût être considéré comme une acceptation, constituaient un refus formel des demandes du gouvernement de Sa Majesté l'Empereur des Français et de celui de Sa Majesté Britannique posées dans Icsdits ultimatum, outre que le ton très-peu satisfaisant dans lequel elles sont conçues écartait, pour le moment, toute possibilité d'un arrangement pacifique par la voie des négociations. « Les soussignés sont convenus, en conséquence, qu'il ne leur restait, conformément à leurs instructions, qu'à
instances les plus pressantes à ce sujet, il lui fut réponduvcatégoriquement par les commissaires impériaux Koue! et autres que cela était impossible , les Français n'ont donc en aucune façon à ^'occuper de cette affaire.
Reste leur demaïuie d'être autorisés à venir au Nord pour échanger les ratifications de leur traité.
Et il est à dire à cet égard que si les Français veulent se soumettre à ce que Votre Excellence entre en négociaiion avec eux à Shanghai , au sujet de ce qui , dans le traité, doit avoir son plein et en lier effet, ils pourront évidemment y être autorisés après que tout aura été convenu et quil n'y aura plus d'objection de part ni d'autre, n'amenant bien entendu, avec eux, aux termes du traité, que peu de monde et pas de bâtiments de guerre. Dans ce cas, la Chine ne manquera pas de les traiter convenablement, pourvu encore qu^ls prennent la route de Peh-tang.
Mais s'ils viennent avec des navires de guerre, et s'ils se présentent devant Ta-kou , c'est q\i*i\s n'auront pas l'intention sincère d'échanger les ratifications de leur traité, mais seront mus au contraire par de mauvais sentiments. Aussi , pour éviter que cela ne donne lieu à des soupçons, à de l'iaimiiié ^ Â dViutfes iiMoiniénieote semblables , estil nécessaire que Votre Excellence fasse pleinement connaître ce qui précède à renvoyé de Pnrace.
remetire aux commandants en chef des forces de terre et de mer, françaises et anglaises, en Chine, le soin de concerter les mesures coercitives, qui, suivant la marche tracée par les instructions des deux gouvernements, leur paraîtraient les plus à propos pour contraindre le gouvernement chinois à observer ses engagements et à donner aux Puissances alliées les réparations que sa conduite déloyale dans les événements du mois de juin de Tannée dernière a si amplement motivées.
Shanghai, 4 avril 1860.
« A. DE BOURBOULON
« F. W. A. Bruce. »
XXXIV. — Il faut ajouter que la pièce diplomatique émanée du gouvernement chinois avait été adressée sous forme de dépêche au gouverneur général Ho, au lieu de l'être directement aux ministres alliés, en réponse à leur ultimatum ; ce fait constituait une preuve nouvelle de l'arrogance hautaine avec laquelle la cour de Pé-king prétendait traiter les puissances européennes et leurs représentants. —M. de Bourboulon écrivit donc, en outre, au Gouverneur général des Deux-Kiang pour constater à ses yeux en termes nets et sévères ce nouveau manque d'égards, et le prier de porter à la connaissance du grand Conseil son juste mécontentement.
Voici sa lettre :
Shanghai, 11 avril 1860.
« Le soussigné a l'honneur d'accuser réception au gouverneur général des Deux-Kiang de la dépêche que Son