LIVRE I, CHAPiTRIi I
nements du Peïho, qui amenèrent de nouveau dans les mers de la Chine les armes de la France et de l'Angleterre. »r
Après bien des notes échangées avec le gouvernement cbinoiSy dont la diplomatie évasive échappait sans cesse à la réalisation des promesses les plus solennelles, une dernière note du commissaire impérial Kwei-liang et de son collègue adressée à M. Bruce, ministre anglais, devait faire supposer aux deux ministres des nations alliées, chargés de la ratification des traités à Pé-king, que les hautes autorités chinoises ne cherchaient plus enfin à mettre obstacle à cette ratification.
« M, Bruce pourra bien certainement arriver à sa destination à Tépoque désignée (disait la noie des envoyés chinois); avec les relations pacifiques établies maintenant entre les deux nations, bien certainement rien ne sera fait qui ne soit conforme aux clauses du traité. Les envoyés prient donc M. Bruce de mettre toute défiance de côté à ce sujet : il ne doit point conserver la moindre inquiétude.... Sa mission étant une mission pacifique, la manière dont il sera traité par le gouvernement delà Chine ne manquera pas d'être entons points des plus courtoises; et c'est le désir sincère des envoyés que des relations d'amitié puissent, à dater de ce moment, être consolidées, et que de chaque côté on voie renaître la confiance dans une justice et une bonne foi réciproques. »