‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 33 sur 170 · LIVRE I, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE II

qu'il semble résulter de certaines informalioiis que le gouvernement chinois, ne voyant pas sans inquiétude rapproche d'hostilités nouvelles, serait disposé à exécuter loyalement les traités, il ne l'a cependant manifesté par aucune communication officielle qui pût être prise en considération, et il s'occupe de préparatifs de défense qui n'indiquent guère un vif désir de rechercher un accommodement pacifique.

« M« de Bourboulon a dû, conformément aux instructions qui lui sont parvenues, se concerter avec sir Bruce pour adresser en commun un ultimatum au gouvernement chinois.

< Je ne saurais préjuger quel aura été sur le cabinet de Pé-king l'effet de cette démarche décisive , mais en quelque état que vous trouviez les af&iires, l'Bmpereur ne doute pas que vous puissiez employer efficacement vos efforts pour amener un dénoûment satisfaisant des complications pendantes.

« Vos rapports antérieurs avec les. fonctionnaires les plus élevés du Céleste-Empire, votre connaissance toute spéciale du traité dont il s'agit aujourd'hui d'assurer la prompte exécution, vous seront d'une aide puissante dans les négociations nouvelles que vous aurez à poursuivre , et vous permettront sans doute de faire accepter plus facilement au gouvernement chinois des conseils de prudence et de modération (1). »

(1) Dépêche de S. E. le ministre des Affaires étrangères à S. E. le baronGros, 21 avril 1S60.

XLVII. — A son arrivée en Chine, le baron Gros devait trouver la réponse du gouvernement chinois aux espérances obstinées de conciliation et de bon accord des ministres de France et d'Angleterre. Instruit lui-même, par l'expérience du passé, sur l'orgueil intraitable et sur la duplicité de la diplomatie chinoise , il allait acquérir la triste conviction qu'il n'était plus possible (pour nous servir des expressions énergiques du général de Montauban) de traiter avec ce semblant de gouvernement, ailtrement que parle canon.

Ainsi, nous l'avons dît, tout se prépare avec activité et énergie, afin qu'aucun relard ne puisse entraver l'action militaire des forces alliées , et que la prise des forts de Ta-kou, qui sans aucun doute tomberont rapidement en notre pouvoir, poi'te à Pé-king même l'annonce de notre marche sur la capitale de l'empire.

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